Dimanche 13 avril 2014

Etape 6 : Chardonne – Forel 13 avril ! Pas 14… ^^
Naissance des vadrouilles pour tous.

Un jour alors que le temps était au beau fixe, mon Pote Akim et moi avions décidé d’aller faire une rando tous les dimanches et par tous les temps. Et Jean Rosset, notre soleil vaudois était là la plupart du temps.

Et puis un sale jour, vint la pluie et je me rendis au départ comme prévu. Saarnen je crois, pour faire les bords de la Sarine. Hoille DeDjou c’te roille… et bien sûr disparût mon Pote Akim.

J’étais très en colère contre mon ami, non pas parce que je me retrouvais à vadrouiller en solo sous la flotte, mais parce que je n’avais pas entrevu une seule seconde que cela puisse arriver un jour. Je déteste les imprévus, je déteste qu’on me fasse faux bond, je déteste avoir prévu de vivre quelque chose et en vivre une autre! A moins d’avoir pu anticiper chaque cas de figure (je peux en explorer plusieurs dizaines par action) et ainsi me préparer à affronter un imprévu (Si si on peut) je suis incapable de gérer l’émotion créée par une situation non envisagée.

La colère m’infiltrait et m’inondait comme l’eau à la cave ! Et me submergeait. La journée était plus que perdue. Pire, ma semaine entière, puis les semaines suivantes s’en étaient trouvées affectées, dégradées. Un peu comme ce que je viens de vivre parce que quelqu’un est entré chez moi sans prévenir mercredi passé. Bref.

Plus jamais ça! Akim ne me ferait plus jamais ça !

Je connais et apprécie souvent le besoin exacerbé d’indépendance de mon Superkikim et surtout son goût pour les décisions de dernière minute. Mes besoins de régularité et d’anticipation ne sont pas les siens. J’envisageais de renoncer totalement et avec beaucoup de chagrin à nos balades du dimanche lorsqu’en cherchant bien j’ai trouver que nous pouvions concilier les choses, coordonner nos besoins. Lui son indépendance et moi la régularité coûte que coûte.

Etape 6 Chardonne – Forel en images

Je mettrai en ligne de manière non personnelle, publique donc, mes destinations! A lui de me rejoindre ou pas. Cette solution impliquait qu’un jour peut être une autre personne serait au rendez-vous. Un peu inquiétant mais dans le fonds pourquoi pas ?

Ma seule demande était de ne jamais m’informer de ses intentions ni pendant la semaine, ni même la veille. Ainsi je pourrai me focaliser sur la surprise des retrouvailles et des rencontre et me retrouver à l’aise avec tout ce qui pourrait se présenter entrant dans cette case : journée surprise en vadrouille.

C’est ainsi que deux ans plus tard, alors même qu’avec ma Ronde Vaudoise je m’apprêtais à quitter Chardonne au-dessus du Lac Léman pour Forel-Lavaux dans l’arrière de la Riviera, je retrouvais mes nouveaux amis Marc et Claude, que je découvrais Serge, envoyé par sa femme qui ne pouvait me rejoindre ce jour-là et bien sûr mon merveilleux ami Akim.

Un like (ou dislike) ou un commentaire ci-dessous me fera le plus grand des plaisirs et restera toujours à ma portée, ce qui n’est pas forcément le cas sur FB. ^^ Bonne journée

8 commentaires

  1. Tu me fait penser à la question que je me posait à propos de personnes autistes rencontrées au Liban. Comment elles arrivaient à supporter l’instabilité constante du mode de vie Libanais alors wu’on me disait partout qu’il leur fallait des routines fixes. En fait j’ai dans ton texte peut être une partie de ma réponse : on peut mettre l’incertitude dans une routine, et savoir que quelqu’un ne sera jamais à l’heure est finalement un elements de certitude… Et je suis en fait perturbée quand pour une fois cette personne arrive à l’heure.

    1. Oui Armelle c’est absolument ça et c’est bien comme ça que j’ai résolu mon problème par rapport aux vadrouilles. Et encore aujourd’hui ce que je vis mal c’est quand quelqu’un me contacte pour me dire qu’il vient et qu’il ne vient pas. Ou alors qu’il me dit une semaine à l’avance qu’il va venir et qu’il annule la veille. Je n’ai pas le temps de refaire un scénario narratif juste le soir pour le lendemain.

  2. Tu rebondis pour raconter une autre histoire 😉 Et cette histoire me touche. Par contre, tu n’as pas raconté les messages qui exacerbaient encore ta colère, compréhensible lorsqu’on essaie de se mettre à ta place, encore plus quand tu racontes ce que tu as ressenti ce fameux jour de printemps pluvieux. Alors que tu marchais sous la pluie, je te racontais fièrement comment je marchais sous le soleil du Gothard et t’envoyait des photos de ma balade en solitaire, celle pour laquelle je t’avais fait faux-bond, moi, tout fier d’avoir échappé à cette satanée pluie… Bien sûr, sur le moment j’étais à mille lieue d’imaginer ce qu’il se passait en toi. Avec le recul, et ton partage, c’est bien sûr très différent.

    En tous les cas je me souviens parfaitement des deux journées. Celle de la naissance des vadrouilles, et ma rando de Airolo à Andermatt, et toi dans l’Intyamon seule sous la pluie. L’autre, cette journée du 14 avril 2014 autour du lac de Bret avec cette fine équipe, où nous nous sommes assis sous les arbres pour pique-niquer. De beaux souvenirs dans tous les cas.

    1. Hey Potakim,
      Eh non, je n’ai pas parlé des messages en ribambelle que tu me faisais parvenir depuis le soleil du Tessin tout comme je n’ai pas posté la photo où tu faisais pipi derrière un arbre au bord du lac de Bret.
      Argh des fois j’oublie l’essentiel !

  3. D’ailleurs, je t’avais pas rejoint à pied de Bercher la veille, dormi au camping, pour repartir avec toi le lendemain matin. Le Twizy garé à Bercher, branché sur une prise à l’arrache 😀 et j’avais de nouvelles chaussures, trop petites, qui m’ont fait des cloques comme je n’avais jamais eu avant…

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