Cours de géo ?

Etape 4 : Montreux – Vevey

Franchement là on ne devrait même pas parler d’étape mais juste de déplacement de matériel.

Je décide de faire un petit détour par les Gorges du Chaudron qui s’étirent au-dessus de Montreux histoire de ne pas finir complètement cuite sur les quais. Il fait déjà terriblement chaud pour un mois de mars.

Dans les gorges, là où le chemin offre de bifurquer soit à gauche soit à droite pour rejoindre les Alpes soit encore de retrouver le lac, je reste en sidération devant les balises ! Tous ces noms me parlent, j’hésite à comprendre. Suis-je déjà venue ? Ces destinations résonnent-ils des excusions de l’enfance ? Je fouille ma mémoire, tout cela est bien moins enfouis, bien moins profond : … Mais bien sûr ! ce sont les noms des lieux de mes dernières semaines de marche programmées pour cette Première Ronde Vaudoise! Celles que j’ai programmées fin mai (à gauche) et début juin ( à droite).

Vraiment je ne capte pas bien. J’ai pourtant potassé mes cartes, dessiné chaque étape, j’ai étudié cette boucle de fond en comble, mais là je ne comprends toujours pas. Comment se peut-il que je sois si prêt du but avant même d’avoir vraiment commencé ?

Une boucle Madelon ! Tu fais une boucle ! Quand on te dit que c’est le chemin qui compte ! C’est le chemin qui compte! Il n’y a pas à tortiller, les dictons ont du vrai. On entend ça toujours dans toutes les bouches de tous les pèlerins. Faudra que j’en parle à tous ces gens qui veulent absolument aller à Compostelle pour comprendre que le but c’est le chemin. Est-il vraiment nécessaire d’aller jusqu’à Compostelle pour comprendre ça alors qu’il suffit de passer dans le Chaudron ?

Plus je regarde les balises et moins je comprends, il n’y a rien à faire… je ne vois pas le rapport qu’il peut y avoir entre Montreux, la Riviera et le Pays d’en Haut. Quant au Col des Mosses, c’est juste ailleurs dans ma tête. Je vous mets juste un lien sur la carte du périple pour ceux qui voudraient comprendre.

Plusieurs fois je me suis demandé quel était la vraie raison de cette engouement à tout faire à pied, la vérité n’a absolument rien à voir avec un défi sportif et encore moins à voir avec une démarche philosophique, deux raisons fort agréables à manipuler en société. La vérité est bien plus pragmatique : j’avais grand besoin d’un bon cours de géographie.

Parce que vraiment vraiment à ce moment là je ne vois pas comment ces deux mondes peuvent bien se rejoindre.

Au bord du lac une dame m’interpelle, c’est l’effet Carrix qui suscite toujours beaucoup d’interrogations, avec cette question, qui a ce moment là commence quand même à m’agacer un peu, mais pas trop : « vous allez à Compostelle? ». On taille une bavette et comme elle a trop chaud et que nous manquons d’ombre, je dégaine mon parapluie. A la fin de notre échange, je le lui abandonne, et ça, c’est l’effet Petit Poucet de mon barda. Encore un truc que je n’ai plus besoin de porter! De toutes façons, comment tenir simultanément les poignées du sac à roulette et un parapluie ?

J’arrive enfin à Vevey et je campe Nane sur le lit du Guesthouse sur la Place du Marché. Le seul hébergement de mon tour que j’ai détesté. J’ai eu un lit dans un dortoir plein de monde équipé pour vivre ici des semaines mais qui, insouciants comme des étudiants donnent l’impression être en colonie de vacances. Ils ne donnaient même pas l’impression de se connaître. Je n’ai jamais pu identifier cette clientèle. Ce que j’ai appris par contre à grands coups de pieds contre mon sommier, c’est que je ronfle ! J’ai fini par ne plus oser fermer l’oeil.

Je tremble d’avance pour l’étape 5 car je dois faire des courses et monter à Chardonne. Eh quand même hein : 3km et 300m de dénivelé… sans dec. J’ai peur de cette étape…. A cause des courses à faire !

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