Sprint temps

Tous mes timing sont trop courts.
Tout passe trop vite en ce moment. A peine le réveil sonne que mes yeux doivent contempler le coucher du soleil.

Je dois lutter contre la chronophagie de certains éléments.

On pourrait faire un inventaires des éléments chronophages, il y en a de faciles à lister comme les réseaux sociaux ou les petits jeux en ligne dont nous n’arriverions pas à nous défaire. Parfois, mais ce n’est pas mon cas, l’abus d’alcool, je n’aime pas ça, ou de produits stupéfiants.

Il y en a encore d’autres comme les routines qui n’ont plus de fondement, la destructuration des exigences sociales et donc celle de notre emploi du temps. Il a toutes les intrusions dans notre sphère intime dues à une barrière. Ces intrusions ayant changé de forme nous n’avons peut être pas encore repositionné nos barrières de façon efficace, la désorganisation collective, celle de nos proches ou encore un mauvais équilibre entre toutes ces interactions sociales par écran interposés.

Mais qu’est-ce qui m’empêche de mettre de l’ordre dans tout ça afin de retrouver une dynamique efficace et surtout satisfaisante malgré les restrictions qu’imposent la situation ?

Il y a évidemment la situation globale avec son flot de nouvelles sidérantes, c’est le bon mot, et son cortège de pensées envahissantes et aussi cette impossibilité de gérer les projets avec les ressources et compétences habituelles.

Je ne peux pas lutter contre la gloutonnerie chronophage des Réseaux sociaux et autres parasites chronophage si je me contente d’excuser cet état par la situation.

Je me dois d’aller regarder qu’elle est cette source qui donne vie à tant de peurs d’anxiété en flots continus. Est-ce vraiment et uniquement ce Corona virus ?

Je me rappelle avoir découvert autrefois que mes tocs, mes phobies et mes angoisses existentielles, étaient toujours liées à l’angoisse de la finitude, à la réalité de l’immense désarroi de la condition humaine. Quelque soit le problème j’arrivai à ce constat. Et quand bien même je n’avais jamais eu peur de mourir je réalisais à quel point ce que la vie, liée à la condition humaine peut avoir d’effrayant. Ce vide sidéral de la finitude donne le vertige provoque des nausées et finit par entraver la vie.

Comment alors la vie a-t-elle été possible jusque là ?

Cette condition humaine a été merveilleusement transcendée par l’humain lui-même au fil des siècles, grâce aux Arts notamment, ce mot art qui a donné naissance à aux mots tels que artifices ou artificiels qu’on devrait cesser de décrier.

Ce n’est pas réellement cette effroyable épidémie qui nous ronge mais la prise de conscience de notre réelle condition humaine sur cette planète. Et cette impérative nécessité de créer de nouveaux artifices, de venir art, de trouver un nouvel art de vivre.

Je vais maintenant devoir me questionner sur ce qu’est l’art de vivre… Mais pour le moment, moi qui ai commencé ce texte dans l’idée de le faire court et aussi d’explorer les moyens d’avoir plus de temps disponible dans ma journée la matinée est finie depuis belle lurette et je n’ai pas encore sorti mon chien… pfffff

Mais je sais que si je ne vais pas chercher à la source je ne trouverais pas comment régler mon emploi du temps surchargé ni comment cesser d’être débordée de choses à faire du matin au soir sans qu’au final rien ne soit fait vraiment ou donne satisfaction…

Bon appétit et bonne après-midi

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