Ce matin, réveil au chant des oiseaux avec une seule idée en tête : trouver de l’eau.
Il m’aura fallu quatre cents mètres de grimpette et un peu moins d’une heure pour trouver la fontaine notée sur mon topo. J’y ai fait un peu de lessive, me suis préparé un bon thé vert et surtout j’ai pris le temps.
Cette année je veux changer quelque chose dans ma manière de marcher, ne plus avancer coûte que coûte. Je veux vivre en marchant et non plus marcher pour marcher.

La montée dans la forêt était très agréable : quelques passages raides, mais aussi beaucoup de replats doux et paisibles avec un soleil naissant qui filtrait à travers le jeune feuillage.

Puis la forêt s’est ouverte d’un coup. Plus un arbre. Seulement La Dôle, immense, avec sa grande boule blanche dressée dans le ciel.
Le paysage a complétement changé. C’étsit alpin et grandiose.
Le sol était jonchés de petits crocus, de soladanelles, de scilles et de jonquilles. J’ai aussi vu mes premières gentianes de l’année. Je suis toujours émues de les revoir au printemps.




Au sommet, je me suis arrêtée pour manger. On ne parle pas de la vue tant elle était… spectaculaire et vaste et fantastique et envoutante.
J’y ai rencontré trois dames avec qui j’ai échangé un moment. Elles m’ont offert une datte. Cela peut sembler tout simple mais cette douceur et ce geste m’ont fait du bien.




La descente demandait un peu d’attention avec le poids du sac, mais elle s’est très bien passée. Les murs de pierre sèche étaient magnifiques.
Et puis, à l’arrivée, il y a eu l’accueil chaleureux au camping des Cheseaux à St-Cergue.


Encore une belle journée et de la chaleur humaine. C’est profondément réconfortant.
