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Jeudi.07 Le Luttenbach

Hexa-buissonière

Schirmeck – Le Luttenbach

17.5km / 268D+ / 246D-

Aujourd’hui, comme à mon habitude, je me suis levée tôt. Mon hôte avait proposé de me ramener à Schirmeck afin de m’éviter une heure de descente qui n’était pas prévue au programme, et j’ai accepté avec grand plaisir.

À 6h, je pars donc de Schirmeck pour une journée un peu différente. J’ai décidé de quitter la forêt d’altitude et de longer le canal de la vallée de la Bruche. Mon objectif était simple : raccourcir l’étape Schirmek – Le Luttembach de l’Hexatrek  d’une dizaine de kilomètres afin de la faire en un jour. Je n’ai pas envie de réitérer l’expérience de dormir en forêt sans ma tente.

Hersbach
Hetsbach
Wisches
La Bruche
Luzelhouse

Cette première partie était très agréable même s’il faut reconnaître qu’il y avait beaucoup de béton et que le bitume c’est pas top top mais c’est resté  tout à fait supportable grâce à la fraîcheur du matin.

Vers 8h, j’ai commencé à sentir la chaleur et  j’ai été particulièrement reconnaissante de retrouver la forêt vers 10h  comme prévu.

J’ai choisi hier mon itinéraire avec soin et étudié plusieurs variantes. Je crois que c’est quelque chose qui m’a manqué depuis le début de cette aventure parce que je suis une trace : comprendre la nature du terrain et co.prendre  comment ce parcours s’inscrit dans la géographie du lieu. Cette fois, j’ai passé du temps sur les cartes à comprendre les pentes, les rochers et les rivières. J’ai cherché mon propre chemin, réfléchi à l’exposition au soleil et aux passages en forêt. Voir ce plan fonctionner m’a procuré une vraie satisfaction.

J’ai adoré retrouver la plaine après tant de jours en forêt. J’y ai humé des odeurs presque oubliées : celle du foin au soleil,, celle des cassis qui embaument les jardins, étonnamment présente et reconnaissable, l’odeur d’une fleur connue que je n’ai pas su identifier, et celle du pain qui s’échappait d’une boulangerie au passage d’un village.

J’ai également apprécié les nombreux sourires, la curiosité suscitée par mon sac, les questions échangées au détour d’une rue et la gentillesse des personnes rencontrées. On m’a même proposé de l’eau sans que j’en demande. Qu’elles promènent leur chien, nettoient leur jardin ou profitent simplement de la fraîcheur du matin, j’ai aimé ces rencontres.

Petit à petit, la chaleur est devenue plus présente et moins supportable, avec plusieurs passages d’une vingtaine de minutes en plein soleil. C’était éprouvant, mais jamais très long. J’ai pris le temps de multiplier les pauses à l’ombre et de profiter de chaque occasion pour me rafraîchir, en mouillant plusieurs fois mon bandana et mes tee-shirts dans les rivières et les fontaines rencontrées. J’ai même trouvé un coin si frais que j’y ai dessiné.

Lorsque je suis arrivée au camping à 14h45, il était juste temps, car la brasserie fermait à 15h. J’ai savouré une bière panachée. C’est un plaisir peu habituel, surtout quand je randonne seule. Mais j’ai trouvé super agréable.

On m’installe en dortoir, j’ai réservé hier puis, j’ai pris la douche, rincé mes affaires  à l’eau fraîche pour enlevé le sel et enfin le repos.

C’était une journée simple, faite de chaleur, d’odeurs, de sourires et de petits plaisirs.

J’aime cette vie.

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Mardi.06 Schirmeck

Hexatrek en nobo

15.7km / 136D+ / 728D-

Point de vue proche de ma cabane

D’abord vous dire que je n’était pas seule hier soir. Voyez au bord du précipice qui me regarde. Ici loin de toutes habitation la surprise est de taille. On sympathise pendant que je préoare ma couche.

J’ai passé cette nuit sans tente de manière plutôt potable mais sans vraiment avoir le sentiment de récupérer quoi que ce soit. J’avais gardé une barre de céréale pour le petit dej maus je l’ai mangée vers 2h00 du mat pensant que le sommeil serait meilleur avec un estomac plein. Ce qui fût le cas. Je me suis rendormie profondément mais à l’heure actuelle je me demande encore pourquoi, vu que je dormais si bien au petit matin, je me suis forcée à me lever, me préparer et à m’en aller avant 6heures. Parce que pour les 15km de descente prévus, j’aurai aussi bien pu continuer à bien me reposer et partir à 9h00 pour viser l’ouverture de la prochaine auberge à dix heures et me mettre quelque chose dans l’estomac.

Avec une nuit compliquée et autant de km dans les pattes on peut parler d’une vèritable erreur stratégique. Tout se paie.

Ma devise est de vivre cette itinérance à l’équilibre pas de mettre mon corps à crédit. C’est raté.9

Tout en marchant je fais la liste de ce que je dois régler à Schirmeck avant de pouvoir continuer. Outre mon problème de tente qui pourra prendre un certain temps, je dois faire contrôler en pharmacie des morsures de tiques dans mon dos, trouver de quoi manger et de quoi dormir ce soir. J’essaie desespérément d’avoir des nouvelles du magasin de sport de Saverne. Entre le manque de réseau, leur répondeur et ma capacité limitée en batterie la tâche est ardue.

Mon chemin m’amène au Struthof. Vous avez déjà entendu parler du Struthof ? Moi pas. Je ne vais rien vous décrire parceque j’ai fini la traversée du Struthof en larme.

Un choc, au Struthof le chemin pédestre traverse un mémorial et les vestiges entretenus du seul camps de concentration nazi sur sol français. Barraque, Komandatur, four..

Sanglier

Mais le souvenir que je veux garder de cette journée, sera cette famille de sanglier qui a traversé devant moi. D’abord un gros dont je n’ai vu que la silhouette. Je me suis figée. Ensuite un plus petit et plus prudent regardant à gauche et à droite et qui s’arrête net en me voyant. Cet instant éternel où l’on se regarde et où nous savons tous les deux qui nous sommes ne dure pas et la bête poursuit son chemin. Je la guette plus haut dans le bois mais ne la vois pas passer, le feuillage frémit. Je décide par prudence de ne toujours pas bouger. La voilà à nouveau sur le sentier, elle me regarde puis disparait. Probablement sur un signal que je n’ai pas perçu, sept petits marcassins traversent pour la suivre.

Merci la vie!

Schirmeck
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Lundi.06 Cabane Neuntelstein

Hexatrek en nobo 15 juin

15,5 km / 980D+ / 313 D-

+ 1,2km 65D+ et 65D- pour aller puiser de l’eau

Beaucoup de montée aujourd’hui et des montées très raides qui se concentraient sur de petites portions alors que d’autres s’étiraient en longueur en amorçant à peine le dénivelé attendu. C’était exigent mais en gardant un rythme tranquille et en faisant de vraies pauses j’en suis venue à bout sans trop de difficulté. Quand je dis de vraies pauses, ce sont de vraies pauses. Aujourd’hui par deux fois je me suis endormie sur un banc!

J’ai un souci matériel qu’il va falloir résoudre d’une manière ou d’une autre, les piquets de ma tente ont cassé. Je n’ai donc plus de tente pour le moment et je vais ce soir dormir dans l’abri du Neuntelstein qui n’a pas de porte. Espérons qu’aucun animal viendra me reprocher de squatter sa maison.

J’ai visé cet abri d’une part parcequ’il était à une distance de Barr qui me semblait raisonnable mais aussi parce que mon topo annonçait une source à proximité et que je pourrai m’éviter de porter mes deux litres de bivouac sur une grande distance.

Le dernier Hexatrekeur qui a passé à cette source parle d’une source « qui donne bien » mais il a passé en mars et c’est un peu inquiète (car trop fatiguée pour poursuivre) que je suis partie à sa recherche.

Après une telle journée l’exercice n’était pas très avenant. Une sapinière à moitié morte, des arbres secs plantés en enfilade et une pente raide et sablonneuse qui glissait sous la semelle. J’ai défait mon gros sac et j’en ai extrait mon petit et la gourde. J’ai pris mon courage à deux mains pour descendre dans ce trou. Vraiment ça ne faisait pas envie mais de l’eau il m’en faut.

65m de dénivelé plus bas le chemin se met à flan de coteau et m’emmène dans un terrain de plus en plus humide jusqu’à ce que je la trouve. Ici point de fontaine ou de bassin, point de canalisation si ce n’est trois blocs de pierre « datant de Mathusalem » Un pur émoi m’a étreinte.

Cette source est là depuis bien plus longtemps que ces foutus sapins !

Aujourd’hui je suis dans le massif du Mont Sainte Odile. Cette grimpette depuis Barr c’était pour rejoindre exactement le Mont Sainte Odile. Au sommet il y a un mur naturel, le mur païen comme ils l’appellent. Des blocs de roches laissé ici après l’érosion. Un peu comme les pyramide d’Euseigne en 100 fois plus grand, plus large et nettement moins poitus. Je compare les phénomènes géologiques pas l’aspect.

J’aurai encore beaucoup à dire sur cette journée, l’état des forêts me désolent toujours autant voire peut-être encore plus qu’au début. Heureusement qu’entre chaque épisode désastreux, certains ont pris les choses en mains et jardinent un peu pour lui redonner sa diversité.

Je vais filtrer mon eau, la faire  bouillir et je pourrai me faire à manger.

Mais avant, quelques téléphones s’imposent pour tenter de redonner un jour des piquets à ma tente.

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Dimanche.06 Barr

Hexatrek en nobo

14 juin – Bernstein – Barr

15,5km  352D+ /  605D-

Je suis partie vers 6h00 heure ce matin après sans doute ce qui a été mon meilleur bivouac depuis que j’ai commencé cet Hexatrek. Dormir au pied du château du Bernstein avait quelque chose de sécurisant. J’ai dormi profondément et je me suis requinquée, retapée.

Les kilomètres et le dénivelé se sont enchaînés sans difficulté. Puis, peu à peu, j’ai quitté les hauteurs pour descendre dans la plaine d’Alsace.

J’ai traversé de petits villages lovés entre vigne et forêts. Puis je me suis retrouvée à 250 mètres d’altitude, c’est vraiment pas habituel pour moi,  j’ai découvert une sensation nouvelle, comme si l’air avait plus de poids, plus de présence.

J’ai découvert des cerises de différentes sortes, de différentes couleurs, au bord du chemin. Partout, les fruits en devenir ou déjà mûrs racontaient la même chose : l’été est arrivé. Même des mûres mûres sur un mur qui murmuraient. Je les ai toutes boulotées.

Aujourd’hui, malgré le bitume et la chaleur, malgré mon sac alourdi par le pain, le fromage, les tomates et les radis achetés dans le premier village traversé, je me sens bien. Mon dos va bien, mes pieds vont bien, mes genoux font leur travail. Je n’ai ni mal au ventre ni mal à la tête. J’ai de l’eau, j’ai à manger et, surtout, j’ai retrouvé cette sensation précieuse d’être simplement en forme.

Après des semaines de marche, il y a parfois des journées où tout semble à sa place. Celle-ci en faisait partie.

Arrivée à Barr vers 13h00, j’ai traversé le marché, admiré une exposition d’artistes installés dans les rues et pris le temps de discuter avec certains d’entre eux. J’ai aimé cette parenthèse vivante après tant de forêts.

Demain, je repartirai pour un nouveau bivouac et je remonterai en altitude. Mais ce soir, après les mûres, les griottes, les vignes et l’animation de Barr, je savoure pleinement cette belle fin de journée, avec sa douche, ses restes de pique-nique, cette merveilleuse tomate et mes radis.

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Samedi.06 Château de Bernstein

Hexatrek en nobo

13 juin samedi se la 6ème semaine

19,4 km 595D+ 628D-

Dambach Villé du dessus

A manger fort tôt et à s’endormir avant 19h00 on se réveille affamée avant même que le merle ne lance sa première turlute.

Bricolo anti-insolation

C’est dans la nuit que je me suis saisie de mon garde-mangé, que j’en ai extrait quelques cacahuètes et une barre énergétique. C’est toujours à tâton que j’ai enfilé mes fameuses chaussettes compressives (qui puent, vous pouvez même pas imaginet comment), dégonflé mon matelas Rvalue5 et fait mon sac.

Il était 4h50 quand je me suis extraite de ma tente et que je l’ai pliée dans le jour naissant. Et go direction Châtenois, à environ 10km.

Vers 7h00 une vraie faim m’a rappelé à l’ordre. J’ai choisi de manger ce qui était le plus lourd, une sorte de tortelini sauce tomate prise au carrefour express de Ribeauvillé pour faire un test.

D’abord ça pèse lourd, ensuite c’est pas très bon et pour couronner le tout ça te laisse sur ta faim. J’ai donc aussi attaqué le salami et le fromage et je me suis remise en route.

9h30 je visite Châtenois, me prélasse dans un salon de thé avec une tarte rhubarbe et recharge mon téléphone. J’y occupe aussi les sanitaires publics qui se trouvent à la sortie du village et qui ont un grand robinet. J’y ai fait ma toilette et lavé mes cheveux.

Il est passé 11h quand je me bouge. C’est reparti pour 400m D+ à l’assaut des ruines des châteaux alsaciens.

Je ferai encore une halte pour un casse croute et vers 16h00 j’arrive aux ruines du château de Bernstein où je planterai ma tente après 19h.

Avant un bivouac il me faut charger au moins trois litres d’eau. J’ai trouvé mon bonheur à une petite source aménagée au fond d’un chemin creux bien à l’écart du parcours. Un bonheur sans mot. J’y ai pris de l’eau mais j’y ai aussi trempé mes t’shirts. Ils sont maintenant tout doux et débarrassés du sel poisseux.

Mais que demander de plus a la vie.

Source fontaine au fond d’un chemin raide et creux
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Vendredi.06 Col du Schaenzel

Hexatrek en nobo –

Ribeauvillé  – Thannenkirch – Col du Schaenzel

12 juin 11,5 km avec 568D+/ 273D-

Thannenkirch

Réveil de vieille ce matin : ronchon, brouillon, j’avais envie d’être ailleurs ! Un projet contrarié m’avais sorti de mes routines et donc je n’avais plus du tout la tête à tout ça. Je n’arrivais pas à me préparer correctement. J’ai du m’y reprendre à plusieurs fois pour ranger mon sac, j’avais du linge pas sec, des fruits secs eux, oui, mais  éparpillés dana mon « garde manger » et la batterie de ma power bank totalement vide ! Bref. Mon sac n’était jamais prêt !

Levée à 7h00 j’ai pu mettre les voiles à 11h00. J’ai traversé une dernière fois Ribeauvillé et rejoins le chemin de l’Hexatrek.

Il grimpait en flêche jusqu’aux ruines des châteaux. 400D+ d’un seul tenant avec des marches plus hautes que ce que mes vieux gnous pouvaient assumer en hissant ce sac. Bref moi non plus je n »étais pas prête.

Finalement j’ai pu faire façon de cette pente et en récompense j’ai zappé la visite des châteaux.

Après avoir croisé les Hexatrekeurs du 1er juin préssés et un peu collet monté, j’ai croisé aujourd’hui les Hexatrekeurs du 1er juin « qui prennent leur temps ». Heureux de papoter un moment, de demander des tuyaux et de partager les leurs autour d’une fontaine.

16h00 ! Le temps a filé plus vite que les km et la fatigue m’a rattrapée. J’ai cherché un petit coin plat dans la forêt, j’ai bien mangé et je suis sur le point de m’endormir. Bientôt 19h00!

Alors à demain ? Mettez un pouce là en dessous comme ça je vois combien de fois mes petits mots sont lus. Bisoux

Thannenkirch depuis l’autre côté
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Mercredi.05 – Ribeauvillé

Hexatrek en nobo

10 juin, dernier jour de la cinquième semaine.

18,2km 189D+ 1025D-

Une immense et interminable descente, très belle, variée avec de la pluie après dîner.

Je suis partie avant que ne se réveille cette petite troupe d’hexatrekeurs en sobo qui ont à peine 250km dans les molets et encore 2750km dans le viseur. Ils sont heureux, excités et bavards. Une belle jeunesse un peu trop intrusive pour troubler le chant du merle.

Je n’ai plus rien que des repas et pour mon petit déjeuner c’est soit porridge salé au beurre  soit des nouilles de riz au beurre. Quel choix ! Va pour les nouilles!

J’avoue que les nouilles de riz au beurre à 5h00 du mat c’est pas folichon mais ça tiendra au ventre jusqu’à Aubure. Le plus haut village d’Alsace, des Vosges et même du Grand Est. J’y suis reçue « chez Marinette » une femme qui a eu le nez creux et qui met toute sa sympathie et son sens agréable du commerce au service des hexatrekeurs : thé ou café pour un petit déjeuner avec baguette, beurre et confiture, de quoi recharger en gaz, fruits secs, fromage etc. On peut y recharger aussi nos appareils. Le plein d’énergie à tous niveau. À 7h00 son officine ne désemplit pas. Tout ce dont on rêve après toutes ces nuits d’inconfort et toutes ces journées d’efforts.

Je file. Je vais dérouler tranquillement jusqu’à 14h30.

J’arrive sous une pluie battante à Ribeauvillé.

J’ai vu encore beaucoup de km de sapinières abîmées mais aussi une chataigneraie, et des êtraies. Et des pins !

Ribeauvillé. Une ville que je visiterai demain avec je l’espère une météo plus clémente.

A la fin des précipitations j’ai monté   ma tente. Le camping a des douches, une salle pour randonneurs mais se trouve à 2km de la ville proprement dite. Ce soir je finis mes repas chelous  et demain … c’est fiesta bamboula !

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Mardi.05 Pierre des Trois Bans

Hexatrek en Nobo

9 juin / 13,3km /  508D+/ 441D-

Ce refuge non gardé porte ce nom car il est  borné au carrefour de trois communes. Peut-être reait-ce un stagiaire qui a préparé les panneaux ?

Aujourd’hui j’avais la forme. Pas l’ombre d’un problème. Aucune douleur, ni chaud, ni froid, ni faim, ni soif ! Le must !

J’ai profité hier soir d’être seule dans le dortoir avec wc et douche privative pour faire toute ma petite lessive. J’ai aussi profité du petit dej à 8h00 poour faire grâce mat ! J’ai démarré à 9h30.

Le paysage change petit à petit. Les collines s’applatissent un peu et les plaines s’élargissent.

J’ai passé le Col du Bonhomme et le village du même nom et j’ai élu domicile ce soir dans le plus charmant des refuges.

Je commence à croiser le gros des Hexatrekeurs partis le 1er juin. C’est un peu foule full… ce soir nous sommes un dizaine autour du refuge. Il y a même un bébé.

J’ai croisé beaucoup de sapinières en très mauvaises état depuis mon entrée dans les Vosges et aujourd’hui particulièrement.  Je me suis renseignée auprès des habitants sur ces sapinières.

Elles sont été plantées à la hâte à la sortie de la guerre de 14-18. Cette essence n’était pas présente avant la guerre mais celle-ci ayant laissé les monts et ballons complètement pelés, le sapin à pousse rapide semblait une bonne idée.

Mais plusieurs problèmes se posent pour lui. D’abord en dessous de 1000m c’est un peu bas  pour lui. Ensuite ses racines puissantes pompent fortement dans les nappes et assèchent les sols. A cela s’est ajouté les sécheresses et le réchauffement global avec son manque de neige et de précipitations hivernales et des montagnes entières se meurent.

Je vous parlais hier de stigmates de la guerre dans le paysage. En voilà un qui marque tous les promeneurs.