Hexatrek en nobo
10 juin, dernier jour de la cinquième semaine.
18,2km 189D+ 1025D-





Une immense et interminable descente, très belle, variée avec de la pluie après dîner.
Je suis partie avant que ne se réveille cette petite troupe d’hexatrekeurs en sobo qui ont à peine 250km dans les molets et encore 2750km dans le viseur. Ils sont heureux, excités et bavards. Une belle jeunesse un peu trop intrusive pour troubler le chant du merle.
Je n’ai plus rien que des repas et pour mon petit déjeuner c’est soit porridge salé au beurre soit des nouilles de riz au beurre. Quel choix ! Va pour les nouilles!
J’avoue que les nouilles de riz au beurre à 5h00 du mat c’est pas folichon mais ça tiendra au ventre jusqu’à Aubure. Le plus haut village d’Alsace, des Vosges et même du Grand Est. J’y suis reçue « chez Marinette » une femme qui a eu le nez creux et qui met toute sa sympathie et son sens agréable du commerce au service des hexatrekeurs : thé ou café pour un petit déjeuner avec baguette, beurre et confiture, de quoi recharger en gaz, fruits secs, fromage etc. On peut y recharger aussi nos appareils. Le plein d’énergie à tous niveau. À 7h00 son officine ne désemplit pas. Tout ce dont on rêve après toutes ces nuits d’inconfort et toutes ces journées d’efforts.
Je file. Je vais dérouler tranquillement jusqu’à 14h30.
J’arrive sous une pluie battante à Ribeauvillé.
J’ai vu encore beaucoup de km de sapinières abîmées mais aussi une chataigneraie, et des êtraies. Et des pins !





Ribeauvillé. Une ville que je visiterai demain avec je l’espère une météo plus clémente.
A la fin des précipitations j’ai monté ma tente. Le camping a des douches, une salle pour randonneurs mais se trouve à 2km de la ville proprement dite. Ce soir je finis mes repas chelous et demain … c’est fiesta bamboula !
