Publié le Laisser un commentaire

7ème campement

Réveil surprise dans ka neige ce matin ! Heureusement que j’avais jeté mon dévolu sur cette cabane Bon Accueil. Me réveiller les pieds dans l’or blanc ne me dit rien qui vaille. A 6h00 j’ai allumé un bon feu. A 8h00 j’ai fait mon sac, à 10h00 quand le ciel s’est dégagé j’ai filé.

Menu sauvage, sauce à salade maison.

Aujourd’hui le pas était sûr et bien cadensé. Je n’avais ni peine, ni douleur et une bonne énergie. Faut dire que le chemin était facile, large et en pente douce .J’aurai pubsans peine rejoindre Vallorbe mais j’ai préféré m’installer un peu avant Le Pont, dans le creux boisé d’un pâturage et garder le camping  pour le dernier jour de la première semaine.

RAS juste une sardine égarée et un piquet de tente récalcitrant.

Publié le 2 commentaires

Le passé est passé

Aujourd’hui, le chemin traversait un paysage de vies anciennes.

Dans un petit chalet caché dans la forêt j’ai vécu des instants forts et mémorables, des nouvels ans et des étés inoubliables. Non loin de là, j’ai aimé un berger et partagé son alpage. Et ses amis aussi. On travaillait dur et on riait beaucoup, on vivait au grand air. J’ai souvenir qu’un jour,  nous jouions à la pétanque et une renarde nous a volé le cochonnet!

Derrière le petit chalet, dans les tréfonds de la forêt, j’avais déposé, avant de partir définitivement, aux creux des rochers moussus de petites statuettes en terre cuite que j’avais modelées. Des personnages figés dans lesquels j’avais enfermé toute ma souffrance. Je les avais cachés afin de confier aux bons soins des lutins, quelque chose que je ne voulais plus porter.

Aujourd’hui, j’ai pensé leur rendre visite. Les chercher. Les déterrer, peut-être. Retrouver peut-être le sens de cette vieille souffrance.

Puis finalement, j’ai laissé filer mon pas et étonamment,  je n’ai éprouvé aucune nostalgie. Juste contente de passer à côté de mon passé sans rien regretter.

Silène ou compagnon rouge
Publié le 2 commentaires

Camps 6

J’avoue que partir ce matin sous la pluie et le brouillard ne faisait pas très envie. Voire pas envie du tout. Mais j’étais reposée, requinquée, et il fallait aussi arrêter de faire exploser le budget.

Je ne vais pourtant pas me plaindre : l’accueil à l’hôtel a été fantastique. Je recommande l’endroit à toutes celles et ceux qui ont besoin de reprendre des forces, de bien manger et d’être entourés de chaleur humaine. C’était délicieux, simple et profondément réconfortant.

Daphnés

Mais entre l’hôtel et le bivouac, il y a un gouffre financier qu’il faut parfois réussir à réduire. Alors je suis repartie, gaillardement, bien équipée : pantalon et veste Gore-Tex, grand chapeau pour protéger mes lunettes — qui, hélas, ne sont toujours pas équipées d’essuie-glaces.

Chemin des Crêtes du Jura (5)

Et puis j’ai retrouvé une vérité très encourageante : il ne pleut jamais qu’une seule fois dans une journée ! Entre deux averses, il existe souvent de magnifiques moments. Parfois même du ciel bleu.

Présidents (sapin isolés) et pâturages

De toute façon, j’avais prévu une petite étape. Moins de trois heures de marche pour atteindre ce petit paradis nommé la cabane Bon Accueil. J’y suis arrivée vers 13h30.


Quand j’ai poussé la porte, un homme dormait déjà à l’intérieur. Nicolas. Pas très en forme. Il reprenait des forces, peut-êtreavait-il même de la fièvre. J’ai allumé le feu, ce qu’il a beaucoup apprécié.  Vers 16h00 il a repris son chemin, cahin-caha, en direction de l’hôtel où j’espère qu’on l’accueillera aussi bien qu’on m’a accueillie avant hierm

Puis Richard est arrivé. Un Hexatrekeur ! Alors nous avons longuement papoté alors que la pluie redoublait dehors.

Reste la grande question du soir : dormir sur les bancs de la cabane ou monter les tentes ? Ils annoncent des trombes d’eau. Moi, j’ai choisi.

Refuge Bon Accueil

Cet endroit est une merveille. Le carnet de  déborde d’éloges mérités. Il fait bon ici. On s’y sent bien. Il est 19 heures. Demain sera un autre jour.
Et ce soir, je mesure simplement ma chance d’être là.