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Lundi.06 Cabane Neuntelstein

Hexatrek en nobo 15 juin

15,5 km / 980D+ / 313 D-

+ 1,2km 65D+ et 65D- pour aller puiser de l’eau

Beaucoup de montée aujourd’hui et des montées très raides qui se concentraient sur de petites portions alors que d’autres s’étiraient en longueur en amorçant à peine le dénivelé attendu. C’était exigent mais en gardant un rythme tranquille et en faisant de vraies pauses j’en suis venue à bout sans trop de difficulté. Quand je dis de vraies pauses, ce sont de vraies pauses. Aujourd’hui par deux fois je me suis endormie sur un banc!

J’ai un souci matériel qu’il va falloir résoudre d’une manière ou d’une autre, les piquets de ma tente ont cassé. Je n’ai donc plus de tente pour le moment et je vais ce soir dormir dans l’abri du Neuntelstein qui n’a pas de porte. Espérons qu’aucun animal viendra me reprocher de squatter sa maison.

J’ai visé cet abri d’une part parcequ’il était à une distance de Barr qui me semblait raisonnable mais aussi parce que mon topo annonçait une source à proximité et que je pourrai m’éviter de porter mes deux litres de bivouac sur une grande distance.

Le dernier Hexatrekeur qui a passé à cette source parle d’une source « qui donne bien » mais il a passé en mars et c’est un peu inquiète (car trop fatiguée pour poursuivre) que je suis partie à sa recherche.

Après une telle journée l’exercice n’était pas très avenant. Une sapinière à moitié morte, des arbres secs plantés en enfilade et une pente raide et sablonneuse qui glissait sous la semelle. J’ai défait mon gros sac et j’en ai extrait mon petit et la gourde. J’ai pris mon courage à deux mains pour descendre dans ce trou. Vraiment ça ne faisait pas envie mais de l’eau il m’en faut.

65m de dénivelé plus bas le chemin se met à flan de coteau et m’emmène dans un terrain de plus en plus humide jusqu’à ce que je la trouve. Ici point de fontaine ou de bassin, point de canalisation si ce n’est trois blocs de pierre « datant de Mathusalem » Un pur émoi m’a étreinte.

Cette source est là depuis bien plus longtemps que ces foutus sapins !

Aujourd’hui je suis dans le massif du Mont Sainte Odile. Cette grimpette depuis Barr c’était pour rejoindre exactement le Mont Sainte Odile. Au sommet il y a un mur naturel, le mur païen comme ils l’appellent. Des blocs de roches laissé ici après l’érosion. Un peu comme les pyramide d’Euseigne en 100 fois plus grand, plus large et nettement moins poitus. Je compare les phénomènes géologiques pas l’aspect.

J’aurai encore beaucoup à dire sur cette journée, l’état des forêts me désolent toujours autant voire peut-être encore plus qu’au début. Heureusement qu’entre chaque épisode désastreux, certains ont pris les choses en mains et jardinent un peu pour lui redonner sa diversité.

Je vais filtrer mon eau, la faire  bouillir et je pourrai me faire à manger.

Mais avant, quelques téléphones s’imposent pour tenter de redonner un jour des piquets à ma tente.

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