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Lundi.02 – Minus étape et grand plaisir

8,5km – 139D+ 428D-

18 mai, Hexatrek en NOBO

J’avoue quand même que partir dans la pluie et le brouillard sans plus aucune réserve de batterie que les 60% restant dans mon téléphone ne m’a pas mise dans une allegresse folle mais je savourais malgré tout la joie d’être là.

Au sommet du Grand Taureau je ne voyais  pas à 3 m!

Je vous mets les deux clichés du même endroit : celui de hier au soleil et celui de ce matin quand le soleil s’est planqué au-dessus des nuages :

Le village le plus proche est Les Alliés où j’y ai vu un gîte communal dans mon topo.

Levée 6h30, départ 7h15, arrivée 10h00 !

L’idée au départ était de faire le plein de ma power bank mais elle prend un temps infini et je décide de rester au chaud et de me reposer. Je ne suis pas pressée. 

Vers 14h00 arrivent un couple de Nouvelle Zélande. Des Hexatrekeurs 2026 ! Michelle et Simon partis de Wissembourg il y a un peu moins d’un mois.  On ne parle pas vraiment de langue commune mais on se débrouille comme on peut. Je suis très enthousiaste a les écouter et à leur parler. 

Passage balisé franco suisse

Les rencontres sont toujours brèves mais intenses. Comme hier soir devant ma cabane quand Caroline et Claudine se sont arrêtées pour parler un peu et me proposer leur soutien logistique. J’ignorais encore que ma power bank allait mourir et comme je ne manquais de rien, on s’est quitté tout simplement.

Gîte communal des Alliés

Je trouve dans ce gite du riz, des pâtes et de la soupe. De quoi tenir deux jours encore jusqu’à Villers-Le-Lac.

Oui je ne suis pas pressée mais les magasins ne fleurissent pas le long du chemin !

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Dimanche.02 – Grand Taureau

Le Crossat – Le Grand Taureau

17 mai – Hexatrek en NOBO

11,9km – 500D+ 150D-

Le bivouac c’est génial! Bien que la temperature soit tombée à moins 3 au petit matin, aujourd’hui je n’ai pas eu froid. Mon corps s’y fait petit à petit, tout  comme il semble mieux supporter le poids du sac.

Le bivouac ce matin c’était se réveiller au coeur de la  forêt. Il n’y a rien à redire, c’est un 10 sur 10. 

Nous sommes partis d’un bon pas dans la fraicheur du matin. À droite du chemin le soleil pointait et à gauche le brouillard menaçait. Ambiance suréaliste.

A la Cluse et Mijoux on trouve une boulangerie géniale. Bon pain, bon accueil. On peut recharger nos estomacs, nos batteries et nos gourdes.

La montée au-dessus de la Cluse n’est pas de tout repos et après une belle crête bien plate la montée au Grand Taureau finit en apothéose.

Vue sur Pontarlier

C’est là que mon compagnon va prendre le laege, redescendre sur les Verrières en Suisse et moi je vais rester là. J’ai croisé une jolie petite cabane qui va me garder pourbla nuit.

Je vous écrit du coin du feu. Je suis heureuse et triste. Ça n’est pas toujours incompatible. La vie est belle, mais ce soir quelqu’un me manque.

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Samedi.02 – Le Crossat

16 mai 26 – Hexatrek en NOBO

Saint-Point Lac –> Le Crossat

13km  et  320 D+

Quelque part dans une forêt enchantée à écouter les oiseaux du crépuscule.

Ce matin j’ai refusé de photographier la neige ! Je trouve ça trop répétitif cette semaine …

Lac Saint Point à Saint-Point-Lac

Après avoir séché nos toiles sur les radiateurs des sanitaires, on a filé le long du lac jusqu’à passerelle qui nous ramène sur le bon chemin.

Ferme et clocher typiquement Franc Comtois

Le chemin est pratiquement sans dénivelé et on avance d’un bon pas. J’ai plus de peine qu’autrefois à réguler ma température et je passe beaucoup de temps à enlever et remettre ma veste, ce qui gros sac pesant, n’est pas toujours une mince affaire.

Le Lac Saint Point a quelques similitudes avec notre lac de Joux, comme lui il s’étale  à environ 1000m d’altitude, ils sont tous deux bordés de sapins noirs et parfois des barques bleues.

Je n’ai pratiquement plus de petit dejeuner à tirer du sac mais je trouve encore quelques dattes et des cacahuètes.

Rares sont les commerces dans les petits villages croisés mais nous trouvons quand même deux pépites : une fromagerie avec du Comté et des tommes de chèvre et un petit restaurant discret et fameux. L’Auberge des Montagnards.

Ça rend instentanément très heureux.

C’est vers 13h30 et l’estomac bien  plein que nous entammons la montée au Crossat. Mont forestier où nous trouvons refuge pour la nuit.

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Vendredi.02 Saint-Point Lac

15 mai 26 – Hexatrek en NOBO

Hôpitaux-Neufs –> Saint-Point Lac

15km  et  450 + et –

La surprise de se réveiller sous la neige ce matin à 1000m était encore plus grande que celle de l’autre jour au Bon Accueil à 1600m !

Ciel bleu ! Oui aussi pendant 50 min !

Pour m’accompagner quelques jours, je trouve que mon comparse a bien choisi sa semaine !

Froid et grésil puis soleil et grélons étaient comme hier au menu du jour. J’avais peur, qu’au fil des jours glacés je finisse en sorbet mais finalement en faisant le tour du lac, nous avons trouvé un super camping avec salle chauffée. On a bien séché avant d’aller se coucher dans nos tentes et nos sacs de couchage bien moites.

Je ne traine pas pour vous souhaiter bonnet de nuit, je dors avec ! Trèfle de plaisanterie comme dirait l’autre, je vous borde là 🙂

Dormez bien !

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Jeudi.02 – Hôpitaux-Neufs

14 mai 2026 – Hexatrek en NOBO

Vallorbe (VD) –>  Hôpitaux-Neufs (F)

Par le Col de Jougne soit 13 km, 390m de dénivelé montant et 70m de dénivelé descendant.

Passage de ka frontière

Un froid de canard à cause d’un vent glacial, du grésil, de la neige et quelques éclaircies bienvenues.

C’était le menu météo de ce premier jour de la deuxième semaine de mon voyage à pied jusqu’à Wissembourg, voyage en bonne compagne jusqu’à dimanche.

Viaduc du Day

La  fatigue, le froid ou peut-être le poids du sac rechargé en nourriture ont eu raison de moi et je m’arrête peu avant 14h00 au premier camping accessible.

Arrivée à Jougne par le fonds de la vallée

Mon compagnon de route est plus gaillard que moi et s’en va explorer le village alors que je m’écroule sous la tente humide.

Heureusement que j’ai renoncé à passer par le Mont d’Or et son bivouac sauvage dans la neige.

Encore demain puis le temps se mettra bien, je pense.

Vieille Eglise St-Maurice, Jougne (F)
Chemin faisant
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7ème campement

Réveil surprise dans ka neige ce matin ! Heureusement que j’avais jeté mon dévolu sur cette cabane Bon Accueil. Me réveiller les pieds dans l’or blanc ne me dit rien qui vaille. A 6h00 j’ai allumé un bon feu. A 8h00 j’ai fait mon sac, à 10h00 quand le ciel s’est dégagé j’ai filé.

Menu sauvage, sauce à salade maison.

Aujourd’hui le pas était sûr et bien cadensé. Je n’avais ni peine, ni douleur et une bonne énergie. Faut dire que le chemin était facile, large et en pente douce .J’aurai pubsans peine rejoindre Vallorbe mais j’ai préféré m’installer un peu avant Le Pont, dans le creux boisé d’un pâturage et garder le camping  pour le dernier jour de la première semaine.

RAS juste une sardine égarée et un piquet de tente récalcitrant.

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Camps 6

J’avoue que partir ce matin sous la pluie et le brouillard ne faisait pas très envie. Voire pas envie du tout. Mais j’étais reposée, requinquée, et il fallait aussi arrêter de faire exploser le budget.

Je ne vais pourtant pas me plaindre : l’accueil à l’hôtel a été fantastique. Je recommande l’endroit à toutes celles et ceux qui ont besoin de reprendre des forces, de bien manger et d’être entourés de chaleur humaine. C’était délicieux, simple et profondément réconfortant.

Daphnés

Mais entre l’hôtel et le bivouac, il y a un gouffre financier qu’il faut parfois réussir à réduire. Alors je suis repartie, gaillardement, bien équipée : pantalon et veste Gore-Tex, grand chapeau pour protéger mes lunettes — qui, hélas, ne sont toujours pas équipées d’essuie-glaces.

Chemin des Crêtes du Jura (5)

Et puis j’ai retrouvé une vérité très encourageante : il ne pleut jamais qu’une seule fois dans une journée ! Entre deux averses, il existe souvent de magnifiques moments. Parfois même du ciel bleu.

Présidents (sapin isolés) et pâturages

De toute façon, j’avais prévu une petite étape. Moins de trois heures de marche pour atteindre ce petit paradis nommé la cabane Bon Accueil. J’y suis arrivée vers 13h30.


Quand j’ai poussé la porte, un homme dormait déjà à l’intérieur. Nicolas. Pas très en forme. Il reprenait des forces, peut-êtreavait-il même de la fièvre. J’ai allumé le feu, ce qu’il a beaucoup apprécié.  Vers 16h00 il a repris son chemin, cahin-caha, en direction de l’hôtel où j’espère qu’on l’accueillera aussi bien qu’on m’a accueillie avant hierm

Puis Richard est arrivé. Un Hexatrekeur ! Alors nous avons longuement papoté alors que la pluie redoublait dehors.

Reste la grande question du soir : dormir sur les bancs de la cabane ou monter les tentes ? Ils annoncent des trombes d’eau. Moi, j’ai choisi.

Refuge Bon Accueil

Cet endroit est une merveille. Le carnet de  déborde d’éloges mérités. Il fait bon ici. On s’y sent bien. Il est 19 heures. Demain sera un autre jour.
Et ce soir, je mesure simplement ma chance d’être là.

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Repos  !

Hier soir, après avoir retourné mon sac quinze fois, alerté la moitié de la planète, bloqué et commandé une nouvelle carte puis tenté de planifier une récupération à livraison,  j’ai l’ai retrouvée coincée au coeur de ma réservede carte de visite, dans mon carnet de dessin avec mes crayons de couleur 

Fausse alerte générale !

Bref, tout va bien, la carte refonctionne, et moi j’ai pris une journée de récupération avant de repartir. J’ai beaucoup dormi.

Macaroni des Armallis

J’ai au moins appris deux choses : la déshydratation rend confuse et on mange super bien à l’Hôtel du Marchairuz.

PS à midi j’y ai croisé la marraine de Pompon qui, paraît-il a repris du poids et gagné de la joie de vivre.

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Hôtel du Marchairuz. 4.

Après une jounée qu’on peut qualifier de grandiose et de galèrienne!

D’abord il y a eu cette panne de powerbank,vous savez,cette batterie externe qui est devenue aussi vitale que l’eau dans nos vies modernes !

Impossible de la charger. Il a fallu prendre un train pour la ville, résoudre la panne et remonter. Jusque là malgré cecontre temps tout se passait bien et j’ai même été véhiculée pour ça. Il y avait comme un ange gardien et on a même parlé de se revoir en vadrouille et j’ai ouvert ma pochette pour donner une carte de visite.

Tout à viré sans que je ne le réalise de suite  quand je suis arrivée au premier point d’eau pour remplir mes gourdes de bivouac.

En partant si tard j’avais prévu une petite marche tranquille de 8km et un bivouac de rêve. Ici !

Les Planets

Un endroit magnifique, très connu et autorisé qui ne peut accueillir qu’une tente à la fois. C’était sans compter qu’avec la chaleur et la montée mon litre de flotte avait déjà disparu au 3/4 quand je suis parvenue au paradis des trekeurs.

Impossible de tenir de 15h00 au lendemain avec si peu. Il a fallu donc reprendre le chemin.

Rien. Au Crêt de la Neuve, il était 17h00 et je n’avais plus une goutte, la bouche sèche, le dos en compote et encore 1h30 pour atteindre le prochain point d’eau.

Heureusement les paysages étaient de toute beauté. Des pâturages boisés comme on les aime.

À 18h00 je n’avance plus. La tête me tourne. Je me résouds à faire fondre de la neige dans ma casserole puis à la filtrer avec ma gourde filtrante. Ça prend du temps. Je n’ainplus les idées très claires. J’hésite à planter min bivouac à côté de cette neige et puis finalement je renonce.

J’arrive à l’hôtel fourbue mais ravie d’y trouver refuge.

Au monent de payer je constate avec effroi que je n’avais pas refermé ma pochette après avoir donné ma carte vadrouiiles.

Ma monnaie est tombée quelque part. Mais aussi ma carte d’identité et ma carte bancaire. Lhôtelier est sympa et accepte mes euros de la semaine prochaine.

Ça sonne la fin ?

Je n’en sais fichtre rien.

D’abord je dors.

Je voudrais pleurer ma