A quelques encablures du Cerneux-Péquignot en Suisse.
19 mai 2026 – Hexatrek en NOBO
18,5km / 473D+ / 584D-
La nuit en dortoir s’est bien passé et j’ai filé avant 7h00 du matin. Je me sentais en forme et j’ai avancé plus que les autres jours.
J’ai croisé Olivier qui marche en Sobo. Il est parti de Wissembourg mais fait le GR5 jusqu’à la mer avant de remonter sur l’Hexatrek. Il y en a pour qui 3000km d’un seul tenant n’est pas suffisant.
J’avoue quand même que partir dans la pluie et le brouillard sans plus aucune réserve de batterie que les 60% restant dans mon téléphone ne m’a pas mise dans une allegresse folle mais je savourais malgré tout la joie d’être là.
Au sommet du Grand Taureau je ne voyais pas à 3 m!
Le bivouac c’est génial! Bien que la temperature soit tombée à moins 3 au petit matin, aujourd’hui je n’ai pas eu froid. Mon corps s’y fait petit à petit, tout comme il semble mieux supporter le poids du sac.
Quelque part dans une forêt enchantée à écouter les oiseaux du crépuscule.
Ce matin j’ai refusé de photographier la neige ! Je trouve ça trop répétitif cette semaine …
Après avoir séché nos toiles sur les radiateurs des sanitaires, on a filé le long du lac jusqu’à passerelle qui nous ramène sur le bon chemin.
Ferme et clocher typiquement Franc Comtois
Le chemin est pratiquement sans dénivelé et on avance d’un bon pas. J’ai plus de peine qu’autrefois à réguler ma température et je passe beaucoup de temps à enlever et remettre ma veste, ce qui gros sac pesant, n’est pas toujours une mince affaire.
Le Lac Saint Point a quelques similitudes avec notre lac de Joux, comme lui il s’étale à environ 1000m d’altitude, ils sont tous deux bordés de sapins noirs et parfois des barques bleues.
Je n’ai pratiquement plus de petit dejeuner à tirer du sac mais je trouve encore quelques dattes et des cacahuètes.
Rares sont les commerces dans les petits villages croisés mais nous trouvons quand même deux pépites : une fromagerie avec du Comté et des tommes de chèvre et un petit restaurant discret et fameux. L’Auberge des Montagnards.
Ça rend instentanément très heureux.
C’est vers 13h30 et l’estomac bien plein que nous entammons la montée au Crossat. Mont forestier où nous trouvons refuge pour la nuit.
Réveil surprise dans ka neige ce matin ! Heureusement que j’avais jeté mon dévolu sur cette cabane Bon Accueil. Me réveiller les pieds dans l’or blanc ne me dit rien qui vaille. A 6h00 j’ai allumé un bon feu. A 8h00 j’ai fait mon sac, à 10h00 quand le ciel s’est dégagé j’ai filé.
J’avoue que partir ce matin sous la pluie et le brouillard ne faisait pas très envie. Voire pas envie du tout. Mais j’étais reposée, requinquée, et il fallait aussi arrêter de faire exploser le budget.
Je ne vais pourtant pas me plaindre : l’accueil à l’hôtel a été fantastique. Je recommande l’endroit à toutes celles et ceux qui ont besoin de reprendre des forces, de bien manger et d’être entourés de chaleur humaine. C’était délicieux, simple et profondément réconfortant.
Hier soir, après avoir retourné mon sac quinze fois, alerté la moitié de la planète, bloqué et commandé une nouvelle carte puis tenté de planifier une récupération à livraison, j’ai l’ai retrouvée coincée au coeur de ma réservede carte de visite, dans mon carnet de dessin avec mes crayons de couleur
Macaroni des Armallis
Fausse alerte générale !
Bref, tout va bien, la carte refonctionne, et moi j’ai pris une journée de récupération avant de repartir. J’ai beaucoup dormi.
J’ai au moins appris deux choses : la déshydratation rend confuse et on mange super bien à l’Hôtel du Marchairuz.
PS à midi j’y ai croisé la marraine de Pompon qui, paraît-il a repris du poids et gagné de la joie de vivre.
Après une jounée qu’on peut qualifier de grandiose et de galèrienne!
D’abord il y a eu cette panne de powerbank,vous savez,cette batterie externe qui est devenue aussi vitale que l’eau dans nos vies modernes !
Impossible de la charger. Il a fallu prendre un train pour la ville, résoudre la panne et remonter. Jusque là malgré cecontre temps tout se passait bien et j’ai même été véhiculée pour ça. Il y avait comme un ange gardien et on a même parlé de se revoir en vadrouille et j’ai ouvert ma pochette pour donner une carte de visite.