Publié le Laisser un commentaire

Lundi.07 Merci les lucioles

Hexatrek en nobo

7km / 305D+ / 165D-

Comment vous dire…

Mairie de la Petite Pierre

Hier soir, après avoir marché 2km à la nuit tombante pour profiter de la fraîcheur du soir qui n’est jamais arrivée, j’ai craqué. J’ai pleuré. J’ai décidé d’arrêter. J’ai appelé mon ami Pierre et je lui ai dit :

— Viens me chercher, je n’en peux plus.

On a tout arrangé pour mardi.

J’étais très déçue. Mais il fallait voir la réalité en face : avec la canicule, les tiques, le sac, continuer comme ca était insupportable.

J’ai monté ma tente juste avant la nuit. Puis, au moment de me coucher, j’ai aperçu deux points brillants dans l’obscurité. J’ai frissonné. Qu’est-ce que c’est ?

Les deux lumières ont bougé. Puis deux autres sont apparues. Puis encore d’autres : ce n’étaient pas des yeux mais des lampes ! Des Lucioles, des milliers de lucioles dansaient dans la clairière tout autour de moi. Une féérie!

J’étais tellement émerveillée que j’ai su, à cet instant précis, que je ne pouvais pas m’arrêter. Pas encore. Cette vie est trop belle.

Je fais un voyage à pied. Je peux changer ma façon de le vivre, freiner, m’arrêter, composer. J’ai le temps.

Pourquoi vouloir absolument commencer les Alpes ? On ne peut pas commencer quelque chose avant d’avoir terminé l’ouvrage en cours. Pour moi, marcher c’est construire, demain apportera sa réponse. Je me suis couchée en écoutant un nouvel enregistrement du texte intégral du Petit Prince et j’ai sombré bien avant d’apprivoiser le renard. 

Au réveil, le rafistolage de la tente effectué à Saverne n’a pas tenu. Les réparations avaient lâché et que je ne pourrai plus remonter cette tente.

Je l’ai pris comme une réponse pratique à mes questionnements : continue mais sans elle!

Qui dit sans tente dit sans bivouac et qui dit sans bivouac dit sans matelas, sans gros sac de couchage et sans popote. 

Quoique, la popote peut encore faire son job suivant quel gîte je trouve. 

Je vais avancer plus léger, récupérer loin des tiques, sous un toit et si je trouve un havre de fraîcheur y attendre que la chaleur retombe.

5h00 sac bouclé, direction La Petite-Pierre.

Deux bonnes heures de marche et un spot de vue plus tard, j’arrive à l’office du tourisme de la charmante petite ville. On m’offre une douche et des conseils. J’ai pu me laver, faire une lessive au savon, charger mes appareils et entendre qu’ils avaient un gîte communal et que la mairie faisait office de bureau de poste! 

Bingo, direction La Mairie.

Avec un sac allégé  je vais pouvoir rallonger mes étapes. Nous verrons demain.

3790 gr dans un gros coli direction Wissembourg, les arceaux à la poubelle, mon sac pèse 4kg de moins ! J’ai renvoyé  la toile de tente, le matelas, le sac de couchage, le pantalon de pluie, le bonnet, le bandeau et les gants. 

Plus qu’un simple allègement du sac, c’est un changement de stratégie.

Je contourne du coup la canicule, la fatigue et les tiques. J’investis dans la pierre et diminue mon budget « bistrot et loisirs ».  Je vise Wissembourg avec davantage de légèreté, aussi bien dans la tête que dans le dos.

Demain matin, je me lèverai tôt pour tenter ces dix-sept kilomètres, si possible avant midi.

À suivre.

Et merci aux lucioles

Publié le Laisser un commentaire

Mon sac

Je me suis donc réfugiée dans la fraîcheur du temple et, pour passer le temps tout en essayant de faire fonctionner ce qu’il reste de mes neurones après plusieurs jours de canicule, je me suis lancée dans un exercice un peu particulier : faire de mémoire l’inventaire complet de mon sac.

Après plusieurs semaines de marche, on pourrait croire que je transporte une quantité impressionnante de matériel. En réalité, tout ce qui se trouve dans mon sac répond à une fonction précise.

Il y a de quoi dormir : une tente, un matelas, un sac de couchage et un sac à viande.

Il y a de quoi cuisiner : un Jetboil, du gaz, une cuillère, un briquet, un Opinel et quelques sachets de thé.

Il y a de quoi transporter l’eau : une gourde d’un litre, une flasque filtrante d’un litre et une réserve souple de deux litres pour les bivouacs.

Côté vêtements, je n’ai rien de trop. Imaginons qu’il fasse froid (!) et que je porte toute ma tenue : presque tout y est déjà. À cette tenue complète s’ajoutent simplement un pantalon pour le soir et la nuit, un deuxième t-shirt, une paire de chaussettes, deux culottes et un maillot de bain. Gants, bonnet, bandeau. C’est tout.

La tenue complète, c’est : chaussettes, pantalon court, culotte, brassière, t-shirt à manches courtes, t-shirt à manches longues, doudoune et coupe-vent/veste de pluie. Ah oui, j’oubliais : pour la pluie, j’ai aussi un pantalon Gore-Tex assorti à la veste.

Ma dernière lessive en machine remonte à Belfort, il y a maintenant environ quatre semaines. Je crois. 

Je marche avec deux t-shirts : un sur moi et un qui sèche sur le sac. Je les alterne à chaque arrêt. Je les rince à l’eau quand j’en ai, et au savon le soir en refuge ou en camping si je suis sûre que tout sera sec avant 5 h du matin.

J’emporte aussi une petite pharmacie pour les bobos du marcheur, un kit tire-tique, de la Bétadine ainsi qu’une trousse de réparation pour le matériel. Sans oublier le téléphone, trois câbles et deux petites batteries externes.

Je trimballe également mes WC (sachets poubelles, mouchoirs, lingettes, gel hydroalcoolique) et ma salle de bain (dentifrice, brosse à dents, crème hydratante, huiles essentielles de lavande et de gaulthérie, mini linge de toilette et savon solide).

Dans les pochettes latérales on trouve encore la crème solaire, mon bandana, un filet pour la cueillette et mon ventolin.

Qu’est-ce que j’oublie dans cette liste ? Mes bâtons comme d’hab !

Et puis il y a ce que j’appelle mon sac à plaisir. Dedans se trouvent mon carnet de dessin, mes mini-crayons de couleur, un stylo, mon porte-monnaie et mes papiers. Si je suis honnête, c’est probablement la seule catégorie de matériel qui ne sert ni à marcher, ni à manger, ni à dormir. Mais c’est aussi celle dont j’aurais le plus de peine à me séparer.

En faisant cet inventaire, je réalise que mon confort tient finalement dans très peu de choses. Après plusieurs semaines sur les chemins, les objets compliqués ont disparu. Ne restent que ceux qui sont réellement utiles, et quelques-uns qui nourrissent autre chose que le corps.

Publié le Laisser un commentaire

Dimanche.06 Graufthal

Hexatrek en nobo

15km / 324D+ / 360D-

Temple lüthérien frais et accueillant de Graufthal

Aujourd’hui, je découvre une drôle de sensation. Il n’est passé 16 heures et je suis assise dans le temple d’un village dont je ne connaissais même pas le nom ce matin. Dehors, la canicule écrase les rues. Dedans, il fait frais, c’est presque hors du temps.

En arrivant vers 13h00 à Graufthal  je cherchais le frais, le retaurant est fermé,  et on m’a proposé de me poser dans le temple protestant. Je m’y suis endormie, assise sur une chaise appuyée sur mon sac.

J’ai ensuite cherché de l’eau pour mon bivouac et j’en ai profité pour visiter les maisons troglodytes. J’ai découvert l’Histoire riche de ce lieu et de son Abbaye aujourd’hui disparue et j’ai appris qu’on embauchait ici des enfants pour fabriquer des allumettes. Travail hautement toxique. C’était passionnant mais j’ai tellement sué que je suis retournée dans le temple.

J’ai envie de marcher. Ce reflex du trek qui te pousse à vouloir aller plus loin. Mais chaque fois que je franchis la porte, la chaleur me rappelle immédiatement à la raison, avancer n’est pas toujours la meilleure décision.

Je ne sais toujours pas où je dormirai ce soir. Ni si l’orage prévu avant 19h00 aura bien lieu. Je n’ai pas de bus pour rentrer chez quelqu’un « au cas où ». Je suis simplement là, avec mon sac, mes bâtons, mes quatre litres d’eau et la confiance que quelque chose finira bien par se dessiner.

J’accepte de rester immobile dans un endroit inconnu, de laisser passer les heures et d’attendre que le chemin redevienne accueillant.

Publié le Un commentaire

Samedi.07 Saverne

Hexa-buissonière

17km / 267D+ / 300D-

Mon Hexa-buissonière m’a privé de 3 chateaux mais aussi de 6km et 300D+et 300D- youpie !

Journée d’intendance chargée puisqu’il a fallu rejoindre le magasin de sport a Saverne qui a tenté une réparation et refaire les courses en fonction de la suite.

A l’auberge de jeunesse j’ai voulu profiter de la cuisine et du frigo pour me faire enfin mes tonates mozzarella basilic tellement imaginées que j’en avais déjà le goût dans les yeux. Ces tomates valent de l’or.

Depuis le début de ce voyage à pied la nourriture aura probablement été l’un des aspects les plus compliqués à gérer.

Quand on prépare une randonnée de quelques jours, on pense calories, protéines, poids. Après sept semaines à marcher, on découvre qu’il faut aussi tenir compte du gaz, de la place dans le sac, de la conservation, du prix, des commerces disponibles et, surtout, de l’envie réelle de manger.

Sur le papier, les solutions sont simples. Dans la réalité, elles le sont beaucoup moins.

Les légumineuses ? Excellentes. Mais elles s’achètent souvent en gros paquets et demandent du temps de cuisson. Les graines exotiques riches en protéines comme le lupin ou le chanvre ? Encore faut-il les trouver dans les petites villes traversées. La viande séchée ? Très efficace, mais rare et coûteuse et souvent trop salée. Les œufs ? Formidables, mais lourds et gourmands en gaz lorsqu’il faut les cuire. Je profite chaque fois que j’ai accès à une vraie cuisine pour m’en cuire une douzaine. Ils font d’excellentes collations que ce soit le matin, le mid, le soir et même la nuit quand je me réveille.

J’ai eu le temps d’y réfléchir, d’essayer, de me tromper et de recommencer.

Au fil des kilomètres, j’ai trouvé mes propres solutions. Les cacahuètes restent imbattables pour le rapport poids-énergie. Une poignée et la faim disparaît. Le problème, c’est qu’au bout d’un moment on n’a plus envie de cacahuètes même pas en peinture.

Pour les repas, j’ai jeté mon dévolu sur  la semoule de blé spécial pâtisserie (se vend pas 250gr) et les flocons d’avoine vendus par 500gr.. Les deux se transportent facilement, se préparent vite et permettent de varier entre salé et sucré. Avec une soupe en sachet avec ou sans parmesan le soir et avec du lait en poudre, de la coco, des amandes et un peu de sucre vanillé le matin, cela fonctionne remarquablement bien.

Pour les protéines, outre les oeufs quand l’occasion se présente je compose avec ce que je trouve : fromage, salami, viande séchée, ça tourne un peuen boucle.

Mais ce qui finit par faire rêver n’est pas forcément ce qui apporte le plus de protéines ou qui « répare » le mieux.

Après plusieurs semaines de marche, ce dont on rêve, c’est d’une pomme croquante, d’une tomate bien mûre, de quelques radis ou d’un fromage blanc bien frais. Toutes ces choses impossible à porter.

Alors quand, après une journée de chaleur, je me suis retrouvée devant une salade de tomates, mozzarella et basilic, ce n’était pas seulement un repas.

C’était une petite explosion de bonheur. 🍅🌿🧀

Marcher sept semaines en portant toute sa maison sur le dos et en se nourrissant correctement n’est pas si simple.

Mais jusqu’ici, je m’en sors.

Pour ce qui est de ma journée je voulais juste vous dire que si je n’ai pas vu les chateaux mais j’ai vu un menhir ! Comme en Bretagne !

Les Vosges n’est pas un massif où la géologie te guide comme dans les Alpes. C’est pas un massif où les vues s’enchaient à un rythme endiablé comme sur les crêtes  du  Jura mais c’est un pays puissant fait de pâte humaine. L’Histoire des hommes transpire de partout. Du grain de sable au rocher.

Je suis venue découvrir des montagnes j’ai découvert un monde.

Publié le Laisser un commentaire

Vendredi.07 Engenthal Le Bas

Hexatrek en nobo 19 juin

12,5 km / 569D+ / 468D-

Etape petite mais rendue difficile, à cause de la chaleur.

J’ai bien démarré à la fraîche après avoir avalé un peu de porridge et un oeuf dur.  J’arrive au pied de la cascade du Nideckvers 6h30. Je suis seule et je suis retenue par la beauté des lieux. Ça monte très dur jusqu’aux châteaux du même nom. Je monte bien mais je transpire déjà beaucoup. À 7h00 je suis au pied du donjon et je m’offre un deuxième petit déj fait de barre de céréales et de salami. Je repars bien retapée et prête à en découdre avec le  col du Schneeberg.

Vue (zoom x10) sur le mémorial du Stuthof

Je monte sans râler mais je commence à avoir de la peine. Il est 9h45 quand je dois m’arrêter pour un troisième repas. La montée est terminée et je n’ai plus de force. Je vais même me reposer pendant presqu’une heure avant de reprendre. D’abord une longue section de plat, une forêt sèche à craquer et des vues sur les jours passés et sur la plaine. Puis une descente sérieuse, qui tape un peu mais la difficulté n’est plus dans mes pieds, mes genoux ou le poids du sac mais dans l’air collant, lourd et surtout brûlant. C’est pénible même à l’ombre.

Puis viendra le moment de quitter la forêt pour la « ville » je dois aller acheter mon souper. Le refuge n’en propose pas mais il offre la cuisine et les ustensiles ! Chic : tomates et blanc de poulet ! Et je refais le plein de semoule et d’oeufs par la même occasion. Je m’offre un soda pour la peine !

Joli village que Wangenbourg. Pas un village hyper touristique mais un village qui vit et qui sent l’Alsace. Je vais mettre beaucoup de temps à faire les derniers km. Pas parce que « je traine » mais parce que j’applique ma stratégie « mon corps ne fait pas crédit ». C’est à dire que je cherche d’abord à éliminer les traces d’inconfort au détriment de l’horloge et des km.

Il y a des toilettes publics ? Je m’y rends. Je me rafraichis, rince mon t’shirt salé (attends qu’il sèche) m’installe à l’ombre. J’attends que mon corps se sente tout neuf avant de reprendre.

Je m’arrête à chaque ombre portée suffisamment haut pour me rafaichir. Je bois beaucoup d’eau, je mouille mon bandana chaque fois qu’il sèche.

J’arrive au refuge du Grand Tetra vers 13h00 je crois. Il n’y a personne. Je sais que je peux entrer alors j’entre. Dedans il fait frais, je mets mes œufs et ma viande au frigo, j’inspecte les documents mis a la disposition des voyageurs, je mange (encore !) Je cuis mes œufs pour demain…

L »horloge tourne. Le soleil est encore haut. Je me sens comme chez moi, moi qui suis sans logis depuis 7 semaines. J’aime la vie. J’aime cette vie.

On ne fait pas vue plus vosgienne que celle-ci
Publié le Laisser un commentaire

Les Vosges, la carte

La carte que j’aurai aimé trouver à Belfort ! J’aurai pu mieux comprendre mon environnement

Je les voyais plutot en « travers » de mon chemin. Un peu comme un gros col  ou une suite de col  à traverser… en fait mon chemin est venu les « chercher » et m’a fait tourner dedans dans tous les sens pour les découvrir de tous les côtés.

Publié le Laisser un commentaire

Jeudi.07 Le Luttenbach

Hexa-buissonière

Schirmeck – Le Luttenbach

17.5km / 268D+ / 246D-

Aujourd’hui, comme à mon habitude, je me suis levée tôt. Mon hôte avait proposé de me ramener à Schirmeck afin de m’éviter une heure de descente qui n’était pas prévue au programme, et j’ai accepté avec grand plaisir.

À 6h, je pars donc de Schirmeck pour une journée un peu différente. J’ai décidé de quitter la forêt d’altitude et de longer le canal de la vallée de la Bruche. Mon objectif était simple : raccourcir l’étape Schirmek – Le Luttembach de l’Hexatrek  d’une dizaine de kilomètres afin de la faire en un jour. Je n’ai pas envie de réitérer l’expérience de dormir en forêt sans ma tente.

Hersbach
Hetsbach
Wisches
La Bruche
Luzelhouse

Cette première partie était très agréable même s’il faut reconnaître qu’il y avait beaucoup de béton et que le bitume c’est pas top top mais c’est resté  tout à fait supportable grâce à la fraîcheur du matin.

Vers 8h, j’ai commencé à sentir la chaleur et  j’ai été particulièrement reconnaissante de retrouver la forêt vers 10h  comme prévu.

J’ai choisi hier mon itinéraire avec soin et étudié plusieurs variantes. Je crois que c’est quelque chose qui m’a manqué depuis le début de cette aventure parce que je suis une trace : comprendre la nature du terrain et co.prendre  comment ce parcours s’inscrit dans la géographie du lieu. Cette fois, j’ai passé du temps sur les cartes à comprendre les pentes, les rochers et les rivières. J’ai cherché mon propre chemin, réfléchi à l’exposition au soleil et aux passages en forêt. Voir ce plan fonctionner m’a procuré une vraie satisfaction.

J’ai adoré retrouver la plaine après tant de jours en forêt. J’y ai humé des odeurs presque oubliées : celle du foin au soleil,, celle des cassis qui embaument les jardins, étonnamment présente et reconnaissable, l’odeur d’une fleur connue que je n’ai pas su identifier, et celle du pain qui s’échappait d’une boulangerie au passage d’un village.

J’ai également apprécié les nombreux sourires, la curiosité suscitée par mon sac, les questions échangées au détour d’une rue et la gentillesse des personnes rencontrées. On m’a même proposé de l’eau sans que j’en demande. Qu’elles promènent leur chien, nettoient leur jardin ou profitent simplement de la fraîcheur du matin, j’ai aimé ces rencontres.

Petit à petit, la chaleur est devenue plus présente et moins supportable, avec plusieurs passages d’une vingtaine de minutes en plein soleil. C’était éprouvant, mais jamais très long. J’ai pris le temps de multiplier les pauses à l’ombre et de profiter de chaque occasion pour me rafraîchir, en mouillant plusieurs fois mon bandana et mes tee-shirts dans les rivières et les fontaines rencontrées. J’ai même trouvé un coin si frais que j’y ai dessiné.

Lorsque je suis arrivée au camping à 14h45, il était juste temps, car la brasserie fermait à 15h. J’ai savouré une bière panachée. C’est un plaisir peu habituel, surtout quand je randonne seule. Mais j’ai trouvé super agréable.

On m’installe en dortoir, j’ai réservé hier puis, j’ai pris la douche, rincé mes affaires  à l’eau fraîche pour enlevé le sel et enfin le repos.

C’était une journée simple, faite de chaleur, d’odeurs, de sourires et de petits plaisirs.

J’aime cette vie.