En bonne compagnie pour trois jours

Messery (F) – Vallorbe 75,6 km
2803 D+ et 2420 D-
7 nuits – 6 jours

Mercredi Messery – Jeudi La Frasse – Vendredi St-Cergue – Samedi et Dimanche Marchairuz – Lundi Bon Accueil – Mardi La Sagnevuagnard
2 hôtel – 1 cabane – 2 camping – 2 bivouac
1 déshydratation – 1 chute – zéro blessure
1 panne technique – zéro perte (!)
3 rencontres marquantes : 1 chamane, 1 randonneur, 1 hexatrekeur
1 petite portion faite que je vous ai mise en bleuté…

Budget :
Logement 180/ Nourriture 140 /Matériel 60



Réveil surprise dans ka neige ce matin ! Heureusement que j’avais jeté mon dévolu sur cette cabane Bon Accueil. Me réveiller les pieds dans l’or blanc ne me dit rien qui vaille. A 6h00 j’ai allumé un bon feu. A 8h00 j’ai fait mon sac, à 10h00 quand le ciel s’est dégagé j’ai filé.

Aujourd’hui le pas était sûr et bien cadensé. Je n’avais ni peine, ni douleur et une bonne énergie. Faut dire que le chemin était facile, large et en pente douce .J’aurai pubsans peine rejoindre Vallorbe mais j’ai préféré m’installer un peu avant Le Pont, dans le creux boisé d’un pâturage et garder le camping pour le dernier jour de la première semaine.
RAS juste une sardine égarée et un piquet de tente récalcitrant.

Aujourd’hui, le chemin traversait un paysage de vies anciennes.
Dans un petit chalet caché dans la forêt j’ai vécu des instants forts et mémorables, des nouvels ans et des étés inoubliables. Non loin de là, j’ai aimé un berger et partagé son alpage. Et ses amis aussi. On travaillait dur et on riait beaucoup, on vivait au grand air. J’ai souvenir qu’un jour, nous jouions à la pétanque et une renarde nous a volé le cochonnet!
Derrière le petit chalet, dans les tréfonds de la forêt, j’avais déposé, avant de partir définitivement, aux creux des rochers moussus de petites statuettes en terre cuite que j’avais modelées. Des personnages figés dans lesquels j’avais enfermé toute ma souffrance. Je les avais cachés afin de confier aux bons soins des lutins, quelque chose que je ne voulais plus porter.
Aujourd’hui, j’ai pensé leur rendre visite. Les chercher. Les déterrer, peut-être. Retrouver peut-être le sens de cette vieille souffrance.
Puis finalement, j’ai laissé filer mon pas et étonamment, je n’ai éprouvé aucune nostalgie. Juste contente de passer à côté de mon passé sans rien regretter.



