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Camps 6

J’avoue que partir ce matin sous la pluie et le brouillard ne faisait pas très envie. Voire pas envie du tout. Mais j’étais reposée, requinquée, et il fallait aussi arrêter de faire exploser le budget.

Je ne vais pourtant pas me plaindre : l’accueil à l’hôtel a été fantastique. Je recommande l’endroit à toutes celles et ceux qui ont besoin de reprendre des forces, de bien manger et d’être entourés de chaleur humaine. C’était délicieux, simple et profondément réconfortant.

Daphnés

Mais entre l’hôtel et le bivouac, il y a un gouffre financier qu’il faut parfois réussir à réduire. Alors je suis repartie, gaillardement, bien équipée : pantalon et veste Gore-Tex, grand chapeau pour protéger mes lunettes — qui, hélas, ne sont toujours pas équipées d’essuie-glaces.

Chemin des Crêtes du Jura (5)

Et puis j’ai retrouvé une vérité très encourageante : il ne pleut jamais qu’une seule fois dans une journée ! Entre deux averses, il existe souvent de magnifiques moments. Parfois même du ciel bleu.

Présidents (sapin isolés) et pâturages

De toute façon, j’avais prévu une petite étape. Moins de trois heures de marche pour atteindre ce petit paradis nommé la cabane Bon Accueil. J’y suis arrivée vers 13h30.


Quand j’ai poussé la porte, un homme dormait déjà à l’intérieur. Nicolas. Pas très en forme. Il reprenait des forces, peut-êtreavait-il même de la fièvre. J’ai allumé le feu, ce qu’il a beaucoup apprécié.  Vers 16h00 il a repris son chemin, cahin-caha, en direction de l’hôtel où j’espère qu’on l’accueillera aussi bien qu’on m’a accueillie avant hierm

Puis Richard est arrivé. Un Hexatrekeur ! Alors nous avons longuement papoté alors que la pluie redoublait dehors.

Reste la grande question du soir : dormir sur les bancs de la cabane ou monter les tentes ? Ils annoncent des trombes d’eau. Moi, j’ai choisi.

Refuge Bon Accueil

Cet endroit est une merveille. Le carnet de  déborde d’éloges mérités. Il fait bon ici. On s’y sent bien. Il est 19 heures. Demain sera un autre jour.
Et ce soir, je mesure simplement ma chance d’être là.

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Repos  !

Hier soir, après avoir retourné mon sac quinze fois, alerté la moitié de la planète, bloqué et commandé une nouvelle carte puis tenté de planifier une récupération à livraison,  j’ai l’ai retrouvée coincée au coeur de ma réservede carte de visite, dans mon carnet de dessin avec mes crayons de couleur 

Fausse alerte générale !

Bref, tout va bien, la carte refonctionne, et moi j’ai pris une journée de récupération avant de repartir. J’ai beaucoup dormi.

Macaroni des Armallis

J’ai au moins appris deux choses : la déshydratation rend confuse et on mange super bien à l’Hôtel du Marchairuz.

PS à midi j’y ai croisé la marraine de Pompon qui, paraît-il a repris du poids et gagné de la joie de vivre.

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Hôtel du Marchairuz. 4.

Après une jounée qu’on peut qualifier de grandiose et de galèrienne!

D’abord il y a eu cette panne de powerbank,vous savez,cette batterie externe qui est devenue aussi vitale que l’eau dans nos vies modernes !

Impossible de la charger. Il a fallu prendre un train pour la ville, résoudre la panne et remonter. Jusque là malgré cecontre temps tout se passait bien et j’ai même été véhiculée pour ça. Il y avait comme un ange gardien et on a même parlé de se revoir en vadrouille et j’ai ouvert ma pochette pour donner une carte de visite.

Tout à viré sans que je ne le réalise de suite  quand je suis arrivée au premier point d’eau pour remplir mes gourdes de bivouac.

En partant si tard j’avais prévu une petite marche tranquille de 8km et un bivouac de rêve. Ici !

Les Planets

Un endroit magnifique, très connu et autorisé qui ne peut accueillir qu’une tente à la fois. C’était sans compter qu’avec la chaleur et la montée mon litre de flotte avait déjà disparu au 3/4 quand je suis parvenue au paradis des trekeurs.

Impossible de tenir de 15h00 au lendemain avec si peu. Il a fallu donc reprendre le chemin.

Rien. Au Crêt de la Neuve, il était 17h00 et je n’avais plus une goutte, la bouche sèche, le dos en compote et encore 1h30 pour atteindre le prochain point d’eau.

Heureusement les paysages étaient de toute beauté. Des pâturages boisés comme on les aime.

À 18h00 je n’avance plus. La tête me tourne. Je me résouds à faire fondre de la neige dans ma casserole puis à la filtrer avec ma gourde filtrante. Ça prend du temps. Je n’ainplus les idées très claires. J’hésite à planter min bivouac à côté de cette neige et puis finalement je renonce.

J’arrive à l’hôtel fourbue mais ravie d’y trouver refuge.

Au monent de payer je constate avec effroi que je n’avais pas refermé ma pochette après avoir donné ma carte vadrouiiles.

Ma monnaie est tombée quelque part. Mais aussi ma carte d’identité et ma carte bancaire. Lhôtelier est sympa et accepte mes euros de la semaine prochaine.

Ça sonne la fin ?

Je n’en sais fichtre rien.

D’abord je dors.

Je voudrais pleurer ma