Alors aujourd’hui

Le Crossat – Le Grand Taureau
17 mai – Hexatrek en NOBO
11,9km – 500D+ 150D-
Le bivouac c’est génial! Bien que la temperature soit tombée à moins 3 au petit matin, aujourd’hui je n’ai pas eu froid. Mon corps s’y fait petit à petit, tout comme il semble mieux supporter le poids du sac.
Le bivouac ce matin c’était se réveiller au coeur de la forêt. Il n’y a rien à redire, c’est un 10 sur 10.
Nous sommes partis d’un bon pas dans la fraicheur du matin. À droite du chemin le soleil pointait et à gauche le brouillard menaçait. Ambiance suréaliste.


A la Cluse et Mijoux on trouve une boulangerie géniale. Bon pain, bon accueil. On peut recharger nos estomacs, nos batteries et nos gourdes.
La montée au-dessus de la Cluse n’est pas de tout repos et après une belle crête bien plate la montée au Grand Taureau finit en apothéose.

C’est là que mon compagnon va prendre le laege, redescendre sur les Verrières en Suisse et moi je vais rester là. J’ai croisé une jolie petite cabane qui va me garder pourbla nuit.
Je vous écrit du coin du feu. Je suis heureuse et triste. Ça n’est pas toujours incompatible. La vie est belle, mais ce soir quelqu’un me manque.





16 mai 26 – Hexatrek en NOBO
Saint-Point Lac –> Le Crossat
13km et 320 D+
Quelque part dans une forêt enchantée à écouter les oiseaux du crépuscule.
Ce matin j’ai refusé de photographier la neige ! Je trouve ça trop répétitif cette semaine …

Après avoir séché nos toiles sur les radiateurs des sanitaires, on a filé le long du lac jusqu’à passerelle qui nous ramène sur le bon chemin.



Le chemin est pratiquement sans dénivelé et on avance d’un bon pas. J’ai plus de peine qu’autrefois à réguler ma température et je passe beaucoup de temps à enlever et remettre ma veste, ce qui gros sac pesant, n’est pas toujours une mince affaire.
Le Lac Saint Point a quelques similitudes avec notre lac de Joux, comme lui il s’étale à environ 1000m d’altitude, ils sont tous deux bordés de sapins noirs et parfois des barques bleues.

Je n’ai pratiquement plus de petit dejeuner à tirer du sac mais je trouve encore quelques dattes et des cacahuètes.
Rares sont les commerces dans les petits villages croisés mais nous trouvons quand même deux pépites : une fromagerie avec du Comté et des tommes de chèvre et un petit restaurant discret et fameux. L’Auberge des Montagnards.
Ça rend instentanément très heureux.

C’est vers 13h30 et l’estomac bien plein que nous entammons la montée au Crossat. Mont forestier où nous trouvons refuge pour la nuit.
