





7 juin – Hexatrek en nobo
15,5 km / 552 + / 565-
Ce soir, refuge à nouveau, car je suis dans une réserve. Après avoir côtoyé la foule du Hohneck, me voilà dans un petit groupe sympathique. Je ne pense toutefois pas y faire de vieux os.
Les paysages époustouflants se sont succédés tout au long de la journée.
J’ai bien marché aujourd’hui, et bien mangé aussi. Partie vers 8 h, j’ai avalé les onze premiers kilomètres et leurs 300 mètres de dénivelé presque d’une seule traite. Il faisaot bein frais. Rerour de la doudoune en matinée.






J’ai ensuite jeté mon dévolu sur une ferme-auberge pour un premier repas du terroir : pommes de terre fondantes aux oignons et aux lardons, fromage de chèvre frais, beurre et vin blanc. Une telle bombe calorique ne pouvait avoir qu’une seule conséquence : me plonger dans un semi-coma sur la terrasse ensoleillée. En voyant arriver un randonneur avec le même plat, j’ai marmonné un « bon appétit ». Il m’a répondu « bonne sieste » et, de fait, je me suis aussitôt exécutée.

Quand j’ai finalement repris mes esprits, nous avons longuement discuté. Il s’appelait Vincent, un jeune homme sportif et plein d’entrain. Puis nous avons remis nos sacs sur le dos et repris chacun notre route. Malgré tout, les kilomètres restants sont passés assez facilement. Il faut dire qu’en me remettant en marche à14 h 15, j’avais largement eu le temps de digérer.
Après dîner j’ai quitté momentanement le tracé de l’Hexatrek parce que le chemin annoncé s’annonçait à la fois difficile avec risque de vertige et noir de monde. Le chemin des Roches. Je suis restée sur la crête et me suis épargnée 10km.

Dans le refuge de ce soir, celui des Trois Fours la demi-pension est obligatoire. Voilà qui ne va pas alléger mon sac mais je vous donne en mille, quel était le menu unique du refuge ce soir ?
Un roigabrageldi !
Un quoi ? Un repas terroir fait de patates bien cuites, doignons, de lardon, de beurre et de fromage ^^
Je me dis que je vais bien dormir. La faim ne devrait pas me réveiller cette nuit.

6 juin 2026 – 16,6 km / 821D+ / 429D-
Kohlschlag – Hannenbrunnen
Un refuge gardé bienvenu.
On avancw dans la saison et mon réveil matin avance son gazouilli chaque matin.
Heure du merle j’ouvre les yeux. 4h50
Un peu plus tard je m’active dès que la mésange donne le la, vers 5h15.
6h15 tout est plié et je me met en marche pour trouver la « salle du petit déjeuner » de mon hôtel aux milles étoiles. Je la trouverai au haut d’une butte, sur les escaliers d’une petite chappelle déjà occupée par un autre client des milles étoiles.

Il sera passé 8h00 quand, l’estomac bien câlé je m’élancerai à l’assaut du Grand Ballon !
Je vais faire plusieurs arrêts, j’avance mais c’est un peu poussif. Vivement demain que mon sac soit moins lourd. J’ai pris avec plaisir du temps au Col puis au sommet, j’ai fait un détour pour une source.







J’ai sussi pris du temps pour causer un peu avec d’autres marcheurs comme Matthieu et Yvan ou Trek’n rando. Avec des Allemands restés anonymes.
Cet après midi, derriere le Grand Ballon les Vosges avaient changé. Moins forêt, moins humides avec des clarières de prairies sèches pleine de fleurs. C’est l’altitude qui veut ça mais aussi les ballons et les kopfs sont plus espacés.
J’ai hésité pour ma nuit : bivouac ou refuge ? Finalement j’avais encore des forces en passant à la hauteur de la dernière zone autorisée au bivouac alors j’ai poussé jusqu’au refuge.
Aujourd’hui j’ai eu plein de pensées différentes.





Je n’ai pas vu passer la journée de ce cinquième vendredi !
Hexatrek en Nobo
14,2 km / 881D+ / 390D-

Par contre j’ai vu passer les deux derniers kiomètres avec mes deux kilogrammes d’eau supplémentaires pour le bivouac !
Les nouvelles chaussures semblent être ok. C’est beaucoup moins fun qu’avec les trails neuves mais beaucoup plus confortable que les trails à la mousse effondrée.



Après un faux départ à cause d’un oubli j’ai quitté Thann à 7h30. J’ai pris le temps de visiter l’oeil de la sorcière, les ruines du château d’Engelberg qui surplombe la ville , j’ai pris le temps à midi après un frugal pique-nique de m’arrêter dans une première ferme auberge pour manger une de leur fameuse tarte. J’ai choisi ruhbarbe avec un vin de sureau et j’ai rudement bien fait.

J’ai encore marché deux bonnes heures avant de trouver mon banc pour ma sieste qui a été interrompue par une minuscule averse de 3 minutes, ce qui m’a remise en route pour une petite heure grimpante mais très tranquille.
Puis comme l’heure du bivouac approchait et que je ne trouvais pas de source disponible j’ai quitté l’autoroute des marcheurs pour rejoindre une seconde ferme auberge. J’ai rempli mes gourdes mais j’ai surtout pris un quatre heures tardif mais excellent avec une verveine : un yahourt nature garni d’un coulis et de vraies fraises au bon goût de fraise.
Divin !



Avant ces fameux derniers km au sac hyperlourd ! Mais ca y est, mon nid est prêt. J’attends encore un peu pour me faire à souper et plonger dans les bras de Morphée.



