
Caché au fond d’un vallon


Hexatrek en nobo
13 juin samedi se la 6ème semaine
19,4 km 595D+ 628D-

A manger fort tôt et à s’endormir avant 19h00 on se réveille affamée avant même que le merle ne lance sa première turlute.

C’est dans la nuit que je me suis saisie de mon garde-mangé, que j’en ai extrait quelques cacahuètes et une barre énergétique. C’est toujours à tâton que j’ai enfilé mes fameuses chaussettes compressives (qui puent, vous pouvez même pas imaginet comment), dégonflé mon matelas Rvalue5 et fait mon sac.





Il était 4h50 quand je me suis extraite de ma tente et que je l’ai pliée dans le jour naissant. Et go direction Châtenois, à environ 10km.
Vers 7h00 une vraie faim m’a rappelé à l’ordre. J’ai choisi de manger ce qui était le plus lourd, une sorte de tortelini sauce tomate prise au carrefour express de Ribeauvillé pour faire un test.
D’abord ça pèse lourd, ensuite c’est pas très bon et pour couronner le tout ça te laisse sur ta faim. J’ai donc aussi attaqué le salami et le fromage et je me suis remise en route.



9h30 je visite Châtenois, me prélasse dans un salon de thé avec une tarte rhubarbe et recharge mon téléphone. J’y occupe aussi les sanitaires publics qui se trouvent à la sortie du village et qui ont un grand robinet. J’y ai fait ma toilette et lavé mes cheveux.
Il est passé 11h quand je me bouge. C’est reparti pour 400m D+ à l’assaut des ruines des châteaux alsaciens.
Je ferai encore une halte pour un casse croute et vers 16h00 j’arrive aux ruines du château de Bernstein où je planterai ma tente après 19h.



Avant un bivouac il me faut charger au moins trois litres d’eau. J’ai trouvé mon bonheur à une petite source aménagée au fond d’un chemin creux bien à l’écart du parcours. Un bonheur sans mot. J’y ai pris de l’eau mais j’y ai aussi trempé mes t’shirts. Ils sont maintenant tout doux et débarrassés du sel poisseux.
Mais que demander de plus a la vie.


Hexatrek en nobo –
Ribeauvillé – Thannenkirch – Col du Schaenzel
12 juin 11,5 km avec 568D+/ 273D-

Réveil de vieille ce matin : ronchon, brouillon, j’avais envie d’être ailleurs ! Un projet contrarié m’avais sorti de mes routines et donc je n’avais plus du tout la tête à tout ça. Je n’arrivais pas à me préparer correctement. J’ai du m’y reprendre à plusieurs fois pour ranger mon sac, j’avais du linge pas sec, des fruits secs eux, oui, mais éparpillés dana mon « garde manger » et la batterie de ma power bank totalement vide ! Bref. Mon sac n’était jamais prêt !






Levée à 7h00 j’ai pu mettre les voiles à 11h00. J’ai traversé une dernière fois Ribeauvillé et rejoins le chemin de l’Hexatrek.
Il grimpait en flêche jusqu’aux ruines des châteaux. 400D+ d’un seul tenant avec des marches plus hautes que ce que mes vieux gnous pouvaient assumer en hissant ce sac. Bref moi non plus je n »étais pas prête.

Finalement j’ai pu faire façon de cette pente et en récompense j’ai zappé la visite des châteaux.
Après avoir croisé les Hexatrekeurs du 1er juin préssés et un peu collet monté, j’ai croisé aujourd’hui les Hexatrekeurs du 1er juin « qui prennent leur temps ». Heureux de papoter un moment, de demander des tuyaux et de partager les leurs autour d’une fontaine.
16h00 ! Le temps a filé plus vite que les km et la fatigue m’a rattrapée. J’ai cherché un petit coin plat dans la forêt, j’ai bien mangé et je suis sur le point de m’endormir. Bientôt 19h00!
Alors à demain ? Mettez un pouce là en dessous comme ça je vois combien de fois mes petits mots sont lus. Bisoux

Hexatrek en Nobo
Jeudi 11 juin
Loooooogue étape de 4km ! Aller retour en ville depuis le camping ! Epuisant 浪 surtout le retour après le resto !









Je n’avais aucune idée de ce qu’étaient les Vosges mais j’imaginais un morceau de Jura qu’on traine derrière soi !
La honte.
En fait les Vosges sont les vestiges d’une très ancienne chaîne de montagnes appelée chaîne dite varisque ou hersynienne.
Elle s’est formée il y a environ 350 millions d’années, donc bien avant les Alpes et le Jura. À cette époque, les Vosges faisaient partie d’un immense massif qui comprenait aussi la Bretagne, le Massif central, les Ardennes et la Forêt-Noire.

Au fil du temps, cette chaîne a été presque entièrement usée par l’érosion. Puis, lors de la formation des Alpes il y a environ 50 millions d’années, les mouvements de la croûte terrestre ont soulevé les Vosges et la Forêt-Noire de part et d’autre du fossé rhénan. Les Alpes et le Jura sont donc beaucoup plus jeunes que les Vosges.
Je savais que la Bretagne était un énorme massif erodé mais pas je ne savais pas qu’ entre la Bretagne et les Vosges il y avait un rapprochement à faire.

En traversant les Vosges du sud vers le nord, on rencontre des roches différentes. Autour de Thann et des Ballons dominent le granite et le gneiss, des roches très anciennes qui donnent naissance aux sommets arrondis caractéristiques des Hautes-Vosges.
Plus au nord, vers Ribeauvillé, apparaissent les poudingues, roches formées de galets cimentés entre eux. Un peu comme vers le Mont Pèlerin. Puis viennent les grès, qui forment de grands rochers, des falaises et des chaos rocheux comme ceux du Taennchel. Vu un peu hier et je pense que j’en verrai d’autres les jours qui viennent.
Cette diversité géologique explique pourquoi les paysages changent autant au cours de la traversée : les ballons aux formes douces du sud n’ont pas le même aspect que les impressionnants rochers des Vosges centrales et septentrionales.

En quelques jours de marche, j’ai ainsi traversé plusieurs centaines de millions d’années d’histoire géologique, depuis les vieux massifs granitiques des Ballons jusqu’aux rochers de grès qui annoncent les Vosges du Nord.