
Carn


26 mai
6 ème jour de la 3ème semaine
Hexatrek en Nobo
Forêt du Lomont –>Abbéviller
16km / 406D+/ 536D-

Départ 6h40. Pas une goutte de rosée ce matin. Il n’y aura rien à sécher une fois que nous serons à Roche Jella avec d’un côté le Chasseral et la crête jurassienne et de l’autre, la vue sur Montbéliard et les Vosges pour prendre notre petit déjeuner.
Puis nous sommes descendu d’un pas ferme avant d’additionner suffisamment de km pour ne laisser que des miettes à faire l’après.
On a suivi le chemin des bornes qui marquent la frontière d’avec la Suisse. Certaines étaient suffisamment anciennes pour délimiter la France de… Berne. 🙂




Dans la cabane des douaniers, nous avons mangé et piqué un somme. Nous sommes repartis deux heures plus tard en allant tranquillement jusqu’à la source de la Doue pour remplir nos gourdes et jusqu’à Abbéviller remplis nos garde manger.
Souper de luxe : dans la bonne épicerie du village j’ai trouvé des plats cuisinés maison ! J’ai choisi fricando macédoine de légume.



On aurait du se sentir requinqué mais en vrai plus question d’en rajouter ! Sous 30 degrés je ne ferai pas un pas de plus. C’est en questionnant les gens du coin que nous trouverons un joli lopin de terre pour y planter nos appartements. Et un cimetière pour le réservoir d’eau pour le bivouac.


Floues encore à cause de la météo mais je les vois. Bientôt une découverte totale pour moi.

Cinquième jour de la troisième semaine
Hexatrek en Nobo
Soulce Cernay –> forêt du Lomont
10km – 489D+ – 189D-




Ce soir je vais faire court : je suis cuite !
30 degrés avec un sac de 14kg ça vous ramolli les cornettes !
Un très bel et long arrêt à Saint Hippolyte pour visiter ce Joli village de France et manger de la friture de carpe.
Je vous dis bonne nuit de mon bivouac en forêt où j’ai su agrémenter mon coucous d’une échalotte au beurre.



4ème jour de la 3ème semaine
24 mai 2026 – Hexatrek en Nobo
Goumois – Soulce-Cernay
16,7km – 471D+ /688D-
Quel serait votre emplacement de bivouac rêvé?




Pour moi, il serait au bord d’une douce rivière à la fois vive et tranquille. Il serait ombragé en fin de journée quand il faudrait installer la tente et ensoleillé au réveil pour bien la sécher avant de l’empaqueter.
Il permettrait à la marcheuse que je suis de tremper mes pieds et à l’excellente cuisinière que je suis également d’avoir de l’eau potable pour mon satané couscous au beurre.
Il offrirait pour pas un rond, de se détendre et de papoter avec des autochtones agréables, accueillants et aucunement dérangés par la présence de marcheurs mal sapés peu enclins à mettre la main au crapeau.
On y entendrait a la fois le clapotis de l’eau, le chant des oiseaux, l’excitation des grillons tout en laissant les mots des uns et des autres glisser dans l’air devenu Doubs.
C’est très exactement à cet endroit que nous sommes.

Il se trouve à Soulce-Cernay au bord du Doubs.
Du Doubs me direz-vous, ne l’as-tu donc pas quitté ce matin?
En le suivant je serai arrivée ce soir (ou demain soir) à St-Ursanne, là où ce Doubs dis donc renonce à son destin, et fait un virage à 180 degrés. Une boucle pour faire demi tour.
J’ai coupé la boucle, j’ai quitté le Doubs à quelques km de Goumois pour grimper une pente raide qui m’a extraite du fond de la gorge, puis en franchissant une sorte de col nous avons traversé Courtefontaine , bu une bière bien fraîche, trainé à l’ombre, pour retrouver notre Doubs tout frais tout propre de l’autre côté.
Bon le matin, toride l’après-midi.
Vraiment une perle que cet emplacement de rêve après une si belle journée.
