3+3 c’est parceque j’ai du faire demi tour… j’ai longé le canal dans le faux sens !
J’ai croisé Daniel qui se demande si les rues de Wissembourg sont comme dans son souvenir. Il me faudra faire une photo pour voir.
J’ai quitté Belfort en en pensant un peu moins de mal qu’en arrivant. J’ai fait un petit crochet dans le Parc de la Douce pour chercher un cadran solaire puis J’ai repris ma marche (dans le faux sens d’abord) le long du canal. Puis il a fallu grimper, à l’ombre heureusement vu mes deux heures de retard , il fait dejà trop chaud.
J’ai vu encore une fois le Chasseral et distingué Le Mönsch l’Eiger et la Jungfrau. J’avais prévu de bivouaqué au sommet mais le point d’eau pour m’approvisionner juste avant était tari.
La descente était aussi à l’ombre et c’est seulement sur le plat de la plaine que la température est devenue difficile a supporter. J’en ai profité pour faire une sieste à l’ombre en attendant que ça se rafraichisse un peu. Je me suis endormie er réveillée 2 heures plus tard.
J’ai remis le sac sur le dos et j’ai quitté cette réserve pleine de beaux étangs.
Je lève le pied, je trie et réorganise mon sac et je prépare de la nourriture peut-être plus adaptée.
Des mélanges tous prêts à base d’avoine et de lait en poudre, salés et sucrés. Aussi des nouilles de riz, des anchois, du fromage.
Pour ce soir, j’ai accès à une cuisine car j’ai opté pour un Airbnb et j’ai préparé des coquillettes avec de la dinde et de la concoillote. Avec une montagne de radis frais.
Mon compagnon de route est rentré en Suisse et pour moi commence demain toute une liste de choses inconnues que je vais résumer comme ça : Être seule en dehors de mes frontières et traverser Les Vosges.
Achat de sécurité
Mon sac sans nourriture a perdu du poids, environ 2kg de moins. Ça represente la surcharge en eau pour un bivouac.
J’ai soigné mes 30 marques de morçures de tiques et enlevés 3 autre.
Pourquoi je note Camping de Belfort et pas seulement Belfort hein ? Je vous le demande… eh bien je vais vous le dire.
Parce que bien qu’éloigné de presque 10km du tracé de l’Hexatrek, ce camping plein de promesses à 12 euros méritait le détour ; machine à laver, piscine, douches chaudes, salle TV, de quoi recharger les power bank et cerise sur le gâteau, proche d’un supermarché.
Etang de la Savoureuse
La matinée avait commencé vraiment très tôt pour échapper au cagnard en suivant le canal. À 5h15 le pas était déjà bien lancé.
Premier objectif à 3km, les sanitaires de la zone de loisir pour diverses intendances naturelles et remplir les gourdes.
Les douches sont hors service ? qu’importe la plage est déserte et l’eau de l’étang de la Savoureuse est merveilleuse. Il est 6h00 quand je sors de l’eau et que le soleil entre dans le ciel.
Deuxième objectif à 3km encore ; la boulangerie du village. Accueil et nourriture excellente mais on ne reste pas car il faut avancer avant que le soleil nous plombe.
« Au pire on prendra un bus »
Chemin faisant
Le troisième objectif est un peu moins précis, Belfort… le bus? le camping ? Un resto pour dîner ? Par où passer ? Quand quitter la trace de l’Hexatrek ? Un bord de route ? Le GR5 ? Bref. Suisse Mobile me manque les cartes françaises sont un calvaire.
A 09h00 j’ai commencé à chauffer, à 10h00, le cerveau s’est mis à cuire et je pense qu’il a coagulé un peu avant 11h00. Comme l’oeuf dur les idées avaient du mal à s’ècaler.
Je vous passe les détails mais les produits frais du supermarché et le plaisir de finir dans une piscine pendant que mes habits tournent est un stimuli puissant après trois bivouacs sans eau.
Comment dire poliment ma frustration quand je constate en arrivant que la machine est en panne et que la piscine est hors service ?
Bah non! Je ne vais pas vous en parler. Débrouillez-vous avec votre imagination !
Mais n’ayez crainte, mes fringues ne puent plus. J’ai refait 4km à pied pour un salon lavoir aussi intime qu’un aquarium et j’ai fait le poisson en costume (de bain) bleu pour le plaisir des passants à regarder tourner pendant plus d’une heure.
Ah et détail piquant : la batterie de mon téléphone s’est épuisée quelque part avant d’avoir pu refaire les 4km retour 😂 c’est vrai que mon sens se l’orientation est légendaire et que je me repère vite dans une ville inconnue par 30 degrés à l’ombre 😂😂😂
Allez demain est un nouveau jour, on verra bien de quoi il sera fait.
Semaine 3 : Jeudi Abri du Torret – Vendredi Le Refrain – Samedi Goumois – Dimanche Soulce-Cernay – Lundi forêt du Lomont – Mardi Abbéviller – Mercredi Montbéliard
Hôtel 0 – Camping 1 – cabane 2 – Bivouac 4
24 tiques accrochées – 1 canicule de mai – 1 téléphone presque perdu – 1 bain de rivière – 1 chevreuil – 1 couché de soleil – 1 friture de carpe à Saint Hippolyte – 1 belvédère – 2 yogourts frais
Rencontres 1 courreur 2 américains Hexatrekeurs – 1 débutant – 1 famille recomposée décomposée – une femme de maire – 2 autochtones accueillants – 1 serveur tatoué – une famille kiffant lwur sidecar – 2 hextrekeurs qui m’ont parlé de mes 24 tiques – un paysan jurassien qui fait les foins – une dame gentille au lavoir – une Megane adorable – 1 cycliste
Total trois semaines 270,2 km 7’685 m D+ 7’596 m D-
Alors aujourd’hui ça a déroulé sans accroc! Les pas ont enchaîné les chemins, les sentiers, les routes sans que rien ne vienne brusquer le pas, si ce n’est la cuite historique qui nous a immobilisé à l’ombre d’un bel érable au bord du canal.
La partie la plus impressionnante fût la découverte du Pont Sarazin dont j’ai pensé pendant un certain temps qu’il s’agissaot d’une construction humaine en ruine. Mais il n’en est rien. C’est une sculpture naturel faconnée dans la roche par une nature sinon hostile du moins austère.
Nous y avions presque froid. Presque j’ai dit. Et on a rien perdu pour attendre.
Nous avons trouvé un chouette point d’eau pour prendre notre petit déjeuner. Partis a 6h15 pour profiter de la fraicheur, 2h00 plusbtard nous avions faim. La fontaine était en réalité un petit lavoir dont j’ai profité pour faire ma « petite lessive entre deux. » Et nous avons bien cadensé jusque vers midi et après mangé in s’est trainé au soleil jusqu’à notre point de bivouac. On attend le soir.
Demain on va et on visite Belfort et mon compagnon de route me laissera continuer seule.