


C’est le nom d’un parmis des centaines de Ballons, entendez par là centaine de montagnes (bien ronde quand même).
Hexatrek en NoBo du 1er juin
11,6 km / 472 D+ / 347 D-


Au pays du Munster (que je n’ai pas encore goûté) je déguste les paysages après qu’il m’est été servi des orages.
En marche forcée hier soir, en nuit cahotique car mal installée avec mon matelas sur un banc, pieds encore mouillés, j’ai filé ce matin vers le Ballon d’Alsace.
Qui dans mon imaginaire était un vin, allez comprendre comment ça fonctionne là haut.




Avant de faire la boucle du sommet et d’entamer une descente coriace j’ai pris deux heures pour tout sécher et pour recharger ma power bank. J’ai trouvé une prise dans un local destiné aux randonneurs à côté d’un parking. L
A vie est bien faite.
J’ai croisé nombre de bancs au soleil qui me faisaient de l’oeil et comme tous les lundis j’ai un précieux rendez-vous en visio, le cadre était tout trouvé. J’avoue, j’en ai testé plus d’un !
J’ai droppé encore quelques km avec une petite douleur au talon droit. Hier c’était la hanche gauche. Mais là je constate que j’ai une cloque ! Ça doit être la deuxième en 12 ans de périple. Je vais devoir revoir mes chausses.



Puis en cherchant de l’eau j’ai trouvé un refuge non gardé magnifique. Il n’était que 16 heures mais j’ai décidé d’y rester jusqu’à demain.
C’est bien trop tôt mais ça me va. Il y a de la place, de l’eau, de la vue… tout me va pour ce soir.
Il me reste 20km jusqu’à Thann et je me suis donné jusqu’à mercredi soir.
J’ai le temps 🙂

Je marche depuis une heure trente et j’arrive dans peu de temps au sommet du Ballon d’Alsace

4ème dimanche, le 31 mai
Hexatrek en NoBo
Lachapelle sous Chaux – Abri la Grande Goutte
17km / 1004D+ / 465D-
Looooongue journée avec pluie et orages.

La peur de l’orage a commencé hier soir et je me suis relevèe pour retendre ma tente de bivouac puis je me suis endormie sans autre forme d’inquiétude.
Je me suis levée très tôt comme à mon habitude et j’ai mis presque une heure à me préparer et refaire mon sac.
J’ai marché 100m peut-être 200m et j’ai croisé un autre bivouac. Ça papotait alors j’ai dit Bonjour les Hexatrekeurs et ils ont montré le bout de leur nez 🙂 et on a bien papoté parce qu’on avait parlé sur Discord ^^
Que du plaisir mais pas trop d’avance. J’arrive au point d’eau : rebelotte on papote avec William cette fois-ci et lui il est parti pour faire l’aller-retour ^^
Cette fois je n’ai vraiment plus d’avance du tout et il fait plus chaud que prévu. L’orage gronde. J’arrive néanmoins à 11h à un abri fermé sur 3 côtés avec une vue fantastique. Vue qui se ferme à cause des averses qui redoublent et je m’endors la tête dans les bras, affalée sur la table.
Quand je me réveille, il pleut mais aussi il tonne. Je décide de m’installer et de remettre la suite à demain.


Et puis à la première acalmie j’ai décidé le contraire. Au début cela paraissait une bonne idée mais finalement pas tant que ça.
Je suis arrivée au refuge d’après trempée et exténuée. Aujourd’hui cet abri porte bien son nom : La Grande Goutte.
C’est comment les Vosges ? Je ne saurais vous les décrire. Comme un jura valloné mais sans sapin, que des feuillus ou alors comme le Plateau vaudois tout plissé ?
Quelle découverte !

Troisième jour de la quatrième semaine
Hexatrek en NOBO
30 mai Belfort –> Lachapelle sous Chaux
17+3+3 km / 412+ / 326-
17km c’est ce que j’ai avancé sur le parcours
3+3 c’est parceque j’ai du faire demi tour… j’ai longé le canal dans le faux sens !



J’ai croisé Daniel qui se demande si les rues de Wissembourg sont comme dans son souvenir. Il me faudra faire une photo pour voir.
J’ai quitté Belfort en en pensant un peu moins de mal qu’en arrivant. J’ai fait un petit crochet dans le Parc de la Douce pour chercher un cadran solaire puis J’ai repris ma marche (dans le faux sens d’abord) le long du canal. Puis il a fallu grimper, à l’ombre heureusement vu mes deux heures de retard , il fait dejà trop chaud.




J’ai vu encore une fois le Chasseral et distingué Le Mönsch l’Eiger et la Jungfrau. J’avais prévu de bivouaqué au sommet mais le point d’eau pour m’approvisionner juste avant était tari.
La descente était aussi à l’ombre et c’est seulement sur le plat de la plaine que la température est devenue difficile a supporter. J’en ai profité pour faire une sieste à l’ombre en attendant que ça se rafraichisse un peu. Je me suis endormie er réveillée 2 heures plus tard.



J’ai remis le sac sur le dos et j’ai quitté cette réserve pleine de beaux étangs.






Je lève le pied, je trie et réorganise mon sac et je prépare de la nourriture peut-être plus adaptée.
Des mélanges tous prêts à base d’avoine et de lait en poudre, salés et sucrés. Aussi des nouilles de riz, des anchois, du fromage.
Pour ce soir, j’ai accès à une cuisine car j’ai opté pour un Airbnb et j’ai préparé des coquillettes avec de la dinde et de la concoillote. Avec une montagne de radis frais.
Mon compagnon de route est rentré en Suisse et pour moi commence demain toute une liste de choses inconnues que je vais résumer comme ça : Être seule en dehors de mes frontières et traverser Les Vosges.

Mon sac sans nourriture a perdu du poids, environ 2kg de moins. Ça represente la surcharge en eau pour un bivouac.
J’ai soigné mes 30 marques de morçures de tiques et enlevés 3 autre.

