Publié le 2 commentaires

Lundi.03 – Forêt du Lomont

Cinquième jour de la troisième semaine

Hexatrek en Nobo

Soulce Cernay –> forêt du Lomont

10km – 489D+ – 189D-

Ce soir je vais faire court : je suis cuite !

30 degrés avec un sac de 14kg  ça vous ramolli les cornettes !

Un très bel et long arrêt à Saint Hippolyte pour visiter ce Joli village de France  et manger de la friture de carpe.

Je vous dis bonne nuit de mon bivouac en forêt où j’ai su agrémenter mon coucous  d’une échalotte au beurre.

Saint Hippolyte
Publié le Laisser un commentaire

Dimanche.03 – Soulce-Cernay

4ème jour de la 3ème semaine

24 mai 2026 – Hexatrek en Nobo

Goumois – Soulce-Cernay

16,7km – 471D+ /688D-

Quel serait votre emplacement de bivouac rêvé?

Pour moi, il serait au bord d’une douce rivière à la fois vive et tranquille. Il serait ombragé en fin de journée quand il faudrait installer la tente et ensoleillé au réveil pour bien la sécher avant de l’empaqueter.

Il permettrait à la marcheuse que je suis de tremper mes pieds et à l’excellente cuisinière que je suis également d’avoir de l’eau potable pour mon satané couscous au beurre.

Il offrirait pour pas un rond, de se détendre et de papoter avec des autochtones agréables, accueillants et aucunement dérangés par la présence de marcheurs mal sapés peu enclins à mettre la main au crapeau.

On y entendrait a la fois le clapotis de l’eau, le chant des oiseaux, l’excitation des grillons tout en laissant les mots des uns et des autres glisser dans l’air devenu Doubs.

C’est très exactement à cet endroit que nous sommes.

Soulce-Cernay

Il se trouve à Soulce-Cernay au bord du Doubs.

Du Doubs me direz-vous, ne l’as-tu donc pas quitté ce matin?

En le suivant je serai arrivée ce soir (ou demain soir) à St-Ursanne, là où ce Doubs dis donc renonce à son destin, et fait un virage à 180 degrés. Une boucle pour faire demi tour.

J’ai coupé la boucle, j’ai quitté le Doubs à quelques km de Goumois pour grimper une pente raide qui m’a extraite du fond de la gorge, puis en franchissant une sorte de col nous avons traversé Courtefontaine , bu une bière bien fraîche, trainé à l’ombre, pour  retrouver notre Doubs tout frais tout propre de l’autre côté.

Bon le  matin, toride l’après-midi.

Vraiment une perle que cet emplacement de rêve après une si belle journée.

Publié le Laisser un commentaire

Samedi.03 – Goumois

Troisième jour de la troisième semaine

23 mai 2026

Le Refrain – Goumois

13,7km – 296 D+ – 363D-

J’ai quitté mon abri de la Chapelle à 6h00 bruissante. L’air était encore bien frais et mes jambes avaient envie d’en découdre. Le sac s’est bien allégé. J’ai fait du transfert de charge comme on dit. Et donc bien mangé.

Une chapelle en chemin

Quand je dis bien mangé, c’est relatif hein parce que …je voulais dire plutôt beaucoup :  coucous au beurre, coucous au fromage, couscous sardines…

On s’y fait entre trois cacahuètes et une barre de céréale.

Ah mais ce soir ! j’ai de la visite et cette visite est venue avec des patates, des tomates, des aubergines et de quoi faire de bonnes grillades ! C’est beau la vie.

Vers 10h00 j’ai passé la frontiere sur le seul pont qui permet de traverser de Doubs, c’était à La Goule. Il y a une auberge vraiment accueillante. On m’y a servi un bon chocolat chaud, un sandwich et on m’a même aidé à retirer une tique insaisissable sous mon bras gauche !

Saleté de bestioles !

Ma visite m’apporte des victuailles mais aussi du spray anti-tique !!!  Quel délice. Je n’en peux plus de ces bébêtes que je retire par dizaine chaque soir. J’en fait presque une fixette.

Arrivée à Goumois vers 14h00

Demain on quitte le Doubs pour le retouver après demain Soulce juste avant St-Hyppolite. On coupe la boucle de St-Ursane. Ça va grimper.

Faudra partir tôt pour avancer un max avant la grosse chaleur.

Deux bivouacs de prévus avant d’arriver, je l’espère en fin de semaine 3 (soit mercredi) à Montbéliard.

La traversée de ces gorges sur trois jours était féérique. Des  images fabuleuses et merveilleuses à chaque instant. Mais j’avoue que ça ne me dirait pas d’en faire un quatrième, j’ai besoi d’air, le vide, de vue, de large.

Publié le 3 commentaires

Vendredi.03 – Le Refrain

Deuxième jour de la 3ème semaine

22 mai 2026 Hexatrek en NOBO

Abri du Torrêt – Abri de la Chapelle

Gorges du Doubs

14,7 km / 183 D+ et 286 D-

Départ avant 8h ce matin. C’était la pleine forme.

Dès le réveil, le sentier m’a immédiatement mené dans un autre monde. Un longue sente cabossée, un tunnel vert, arbres aux bras de mousse, encaissée parfois entre de grandes falaises.   Des airs de Colorado bien plus fous que la Venoge. Très peu de fleurs, du vert encore, de la roche, des racines et l’humidité ancienne du sous-bois.

D’abord féérique mais ensuite presque opressant. A de rares moments le paysage s’est ouvert, ça n’a jamais duré.

J’ai croisé beaucoup de marcheurs et marcheuses au long court. Deux avaient dormi à l’abri des Pêcheurs à une heure de mon  « chez moi » du jour, un autre venait de Goumois et se rendait à Morteau (!) Aussi 3 jeunes de banlieue parisienne plutôt émus, qui étaient venus « voir la nature ». Ils étaient touchants. Et prévenants.

J’ai déroulé sans un accroc  jusqu’à 11h environ, mon corps suivait bien malgré la charge et le terrain exigeant : de grandes marches naturelles, des pierres, des racines, un sentier irrégulier demandant une attention constante. Vers 11h, je me suis arrêtée près d’une petite source magnifique. Une eau claire, un endroit paisible où j’aurais volontiers passé la nuit !  Mais c’était beaucoup trop tôt pour m’arrêter et J’y suis tout de même restée plus d’une heure puis j’ai repris le sac allourdi des 2 litres d’eau prévus pour le bivouac de ce soir.

Malgré la chaleur et la  digestion en cours avec un pas plus lent, j’ai avancé normalement  jusque vers 13h00, puis quelque chose a changé. Le terrain était le même qu’au matin, mais je me suis mise à le subir. Chaque grande marche demandait un effort. Les chevilles moins souples chauffaient et fatiguaient, la plante des pieds brûlait peu à peu, il n’y avait plus aucune fluidité.

Les lutins mentiraient-ils ?

À partir de là, mon rythme s’est complétement desossé pour devenir carrément  cahotique. J’ai continué à avancer, mais de plus en plus lentement, usée par cette succession infinie de pierres, de racines et de marches naturelles et de vert tellement vert.

Je me suis arrêtée à 16h. À ce moment-là, je n’avançais plus que très lentement et une oportunité pour la nuit  s’est présentée.

Abri de la Chappelle

Demain : Goumois !