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Col de Fréland

Sur ce panorama on voit (presque) toute la crête parcourue cette semaine. De gauche à droite… de tout à gauche à tout à droite avec évidemment les vallons entre deux qu’on ne voit pas … 😇


Belvédère du col de Fréland

Col de Fréland, lieu-dit « Le Plane », altitude 830 m


Historique :
Ce monument fut érigé par les soldats allemands séjournant dans le secteur durant la Première Guerre mondiale. Sur ce site, leur état-major pouvait observer les champs de bataille des environs (marqués en rouge sur la table d’orientation).
Il fut baptisé HERZOG ALBRECHT BLICK en l’honneur du duc de Wurtemberg, généralfeldmarschall commandant le groupe d’armées de l’Est qui, depuis Strasbourg, vint à plusieurs reprises en ce lieu situé sur le territoire de la commune de Fréland.
L’histoire raconte que le duc ne vit jamais ce monument car sa construction fut achevée le 31 mai 1918, peu avant la fin du conflit.
Peu après, les habitants de Fréland « épurèrent » l’édifice en faisant disparaître en particulier les statues, symboles d’une puissance passée (voir photo de l’état initial).
Subsistent sur le fronton, en haut à gauche, le blason de la Maison de Bade représentant un lion et, à droite, celui des Wurtemberg représentant un cerf.
Restauré en 2014, le Belvédère offre, 100 ans après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, toujours le même point de vue panoramique vers le sud de la montagne des Vosges, jusqu’au Grand Ballon situé à 33 kilomètres (voir principales distances à vol d’oiseau portées entre parenthèses sur la table d’orientation).

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Mardi.05 Pierre des Trois Bans

Hexatrek en Nobo

9 juin / 13,3km /  508D+/ 441D-

Ce refuge non gardé porte ce nom car il est  borné au carrefour de trois communes. Peut-être reait-ce un stagiaire qui a préparé les panneaux ?

Aujourd’hui j’avais la forme. Pas l’ombre d’un problème. Aucune douleur, ni chaud, ni froid, ni faim, ni soif ! Le must !

J’ai profité hier soir d’être seule dans le dortoir avec wc et douche privative pour faire toute ma petite lessive. J’ai aussi profité du petit dej à 8h00 poour faire grâce mat ! J’ai démarré à 9h30.

Le paysage change petit à petit. Les collines s’applatissent un peu et les plaines s’élargissent.

J’ai passé le Col du Bonhomme et le village du même nom et j’ai élu domicile ce soir dans le plus charmant des refuges.

Je commence à croiser le gros des Hexatrekeurs partis le 1er juin. C’est un peu foule full… ce soir nous sommes un dizaine autour du refuge. Il y a même un bébé.

J’ai croisé beaucoup de sapinières en très mauvaises état depuis mon entrée dans les Vosges et aujourd’hui particulièrement.  Je me suis renseignée auprès des habitants sur ces sapinières.

Elles sont été plantées à la hâte à la sortie de la guerre de 14-18. Cette essence n’était pas présente avant la guerre mais celle-ci ayant laissé les monts et ballons complètement pelés, le sapin à pousse rapide semblait une bonne idée.

Mais plusieurs problèmes se posent pour lui. D’abord en dessous de 1000m c’est un peu bas  pour lui. Ensuite ses racines puissantes pompent fortement dans les nappes et assèchent les sols. A cela s’est ajouté les sécheresses et le réchauffement global avec son manque de neige et de précipitations hivernales et des montagnes entières se meurent.

Je vous parlais hier de stigmates de la guerre dans le paysage. En voilà un qui marque tous les promeneurs.

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Lundi.05 L’Etang du Devin

Hexatrek en NoBo

8 juin 18.9 km 728D+ / 847D-

L’étang du Devin sous la pluie

D’un refuge à l’autre avec demi-pension, et pause resto à midi… 🤩 ce qui ne me  dispense pas de porter la tente, la popote et mes repas. Ces jours il n’y a que le porte-monnaie qui s’allège !

Remontez voir les chiffres si vous avez passé très vite, parcequ’ avec ce sac de plus de 12kg j’ai trouvé ca costaud 🙂 

J’avais à coeur de respecter la quiétude de la réserve et ne pas planter ma tente.

Je traverse une nature magnifique mais aussi un théatre historique. Les cicatrices de 14-18 sont vraiment récurrentes parfois prégnantes.

Le soucis pour moi dans les refuges demi-pension je ne peux pas partir à l’aube. Je me suis pourtant levée à 5h00 et je suis sortie sur la pointe des pieds voir le soleil se lever.

A 8h30 je suis à la tâche : avaler un maximum de chemin pendant que mes forces sont au max. Cette crête est fabuleuse. La vue, les odeurs, des myrtillers à perte de vue. A 10h00 je prends une pause pour mon visio hebdomadaire et j’en profite pour compléter mon petit dej qui est déjà derrière moi depuis 3h00.

Je vise le Col du Calvaire pour me reposer et remplir ma gourde. J’aurai déjà 12km et 400 D+. J’y serai avant 13h00 et j’en repartirai après 15h00.

Entre les deux j’ai avalé une omelette au fromage, une salade et bu 1litre d’eau pétillante. La pluie commence, je m’équipe et je me lance. Aucun soucis.

Quoique!

Un  instant la réalité m’a traversé brutalement: eh ben, la réalité c’est que je pénètre dans l’épaisseur de la forêt vosgienne alors que le sale temps menace, que le vent se lève sans même savoir si le refuge que je vise est ouvert et si il a de la place. Que vais-je trouver dans cette forêt profonde?  J’ai même osé prendre un raccourci pour éviter 150m de dénivelé. Forêt inconnue, balisage inexistant, je suis sortie de ma zone de confort on dirait! Pendant cet instant cette réalité m’est apparue complètement folle. Et puis c’est redevenu complètement normal.

J’ai levé le nez et…

Cadeau
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Dimanche.05 – Refuge des Trois Fours

7 juin – Hexatrek en nobo

15,5 km / 552 + / 565-

Ce soir, refuge à nouveau, car je suis dans une réserve. Après avoir côtoyé la foule du Hohneck, me voilà dans un petit groupe sympathique. Je ne pense toutefois pas y faire de vieux os.

Les paysages époustouflants se sont succédés tout au long de la journée.

J’ai bien marché aujourd’hui, et bien mangé aussi. Partie vers 8 h, j’ai avalé les onze premiers kilomètres et leurs 300 mètres de dénivelé presque d’une seule traite. Il faisaot bein frais. Rerour de la doudoune en matinée.

J’ai ensuite jeté mon dévolu sur une ferme-auberge pour un premier repas du terroir : pommes de terre fondantes aux oignons et aux lardons, fromage de chèvre frais, beurre et vin blanc. Une telle bombe calorique ne pouvait avoir qu’une seule conséquence : me plonger dans un semi-coma sur la terrasse ensoleillée. En voyant arriver un randonneur avec le même plat, j’ai marmonné un « bon appétit ». Il m’a répondu « bonne sieste » et, de fait, je me suis aussitôt exécutée.

Quand j’ai finalement repris mes esprits, nous avons longuement discuté. Il s’appelait Vincent, un jeune homme sportif et plein d’entrain. Puis nous avons remis nos sacs sur le dos et repris chacun notre route. Malgré tout, les kilomètres  restants sont passés assez facilement. Il faut dire qu’en me  remettant  en marche à14 h 15,  j’avais largement eu le temps de digérer.

Après dîner j’ai quitté momentanement le tracé de l’Hexatrek parce que le chemin annoncé s’annonçait à la fois difficile avec risque de vertige et noir de monde. Le chemin des Roches. Je suis restée sur la crête et me suis épargnée 10km.

Dans le refuge de ce soir, celui des Trois Fours la demi-pension est obligatoire. Voilà qui ne va pas alléger mon sac mais je vous donne en mille, quel était le menu unique du refuge ce soir ?

Un roigabrageldi !

Un quoi ? Un repas terroir fait de patates bien cuites, doignons, de lardon, de beurre et de fromage ^^

Je me dis que je vais bien dormir. La faim ne devrait pas me réveiller cette nuit.