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Repos  !

Hier soir, après avoir retourné mon sac quinze fois, alerté la moitié de la planète, bloqué et commandé une nouvelle carte puis tenté de planifier une récupération à livraison,  j’ai l’ai retrouvée coincée au coeur de ma réservede carte de visite, dans mon carnet de dessin avec mes crayons de couleur 

Fausse alerte générale !

Bref, tout va bien, la carte refonctionne, et moi j’ai pris une journée de récupération avant de repartir. J’ai beaucoup dormi.

Macaroni des Armallis

J’ai au moins appris deux choses : la déshydratation rend confuse et on mange super bien à l’Hôtel du Marchairuz.

PS à midi j’y ai croisé la marraine de Pompon qui, paraît-il a repris du poids et gagné de la joie de vivre.

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Hôtel du Marchairuz. 4.

Après une jounée qu’on peut qualifier de grandiose et de galèrienne!

D’abord il y a eu cette panne de powerbank,vous savez,cette batterie externe qui est devenue aussi vitale que l’eau dans nos vies modernes !

Impossible de la charger. Il a fallu prendre un train pour la ville, résoudre la panne et remonter. Jusque là malgré cecontre temps tout se passait bien et j’ai même été véhiculée pour ça. Il y avait comme un ange gardien et on a même parlé de se revoir en vadrouille et j’ai ouvert ma pochette pour donner une carte de visite.

Tout à viré sans que je ne le réalise de suite  quand je suis arrivée au premier point d’eau pour remplir mes gourdes de bivouac.

En partant si tard j’avais prévu une petite marche tranquille de 8km et un bivouac de rêve. Ici !

Les Planets

Un endroit magnifique, très connu et autorisé qui ne peut accueillir qu’une tente à la fois. C’était sans compter qu’avec la chaleur et la montée mon litre de flotte avait déjà disparu au 3/4 quand je suis parvenue au paradis des trekeurs.

Impossible de tenir de 15h00 au lendemain avec si peu. Il a fallu donc reprendre le chemin.

Rien. Au Crêt de la Neuve, il était 17h00 et je n’avais plus une goutte, la bouche sèche, le dos en compote et encore 1h30 pour atteindre le prochain point d’eau.

Heureusement les paysages étaient de toute beauté. Des pâturages boisés comme on les aime.

À 18h00 je n’avance plus. La tête me tourne. Je me résouds à faire fondre de la neige dans ma casserole puis à la filtrer avec ma gourde filtrante. Ça prend du temps. Je n’ainplus les idées très claires. J’hésite à planter min bivouac à côté de cette neige et puis finalement je renonce.

J’arrive à l’hôtel fourbue mais ravie d’y trouver refuge.

Au monent de payer je constate avec effroi que je n’avais pas refermé ma pochette après avoir donné ma carte vadrouiiles.

Ma monnaie est tombée quelque part. Mais aussi ma carte d’identité et ma carte bancaire. Lhôtelier est sympa et accepte mes euros de la semaine prochaine.

Ça sonne la fin ?

Je n’en sais fichtre rien.

D’abord je dors.

Je voudrais pleurer ma

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Camps 3 : St-Cergue

Ce matin, réveil au chant des oiseaux avec une seule idée en tête : trouver de l’eau.

Il m’aura fallu quatre cents mètres de grimpette et un peu moins d’une heure pour trouver la fontaine notée sur mon topo.  J’y ai fait un peu de lessive, me suis préparé un bon thé vert et surtout j’ai pris  le temps.

Cette année je veux changer quelque chose dans ma manière de marcher, ne plus avancer coûte que coûte. Je veux vivre en marchant et non plus marcher pour marcher.

Fontaine de la Rippe à 20cm de la commune de Cheserex.

La montée dans la forêt était très agréable : quelques passages raides, mais aussi beaucoup de replats doux et paisibles avec un soleil naissant qui filtrait à travers le jeune feuillage.

Forêt de la Combe

Puis la forêt s’est ouverte d’un coup. Plus un arbre. Seulement La Dôle, immense, avec sa grande boule blanche dressée dans le ciel.

Le paysage a complétement changé. C’étsit alpin et grandiose. 

Le sol était jonchés de petits crocus, de soladanelles, de scilles et de jonquilles. J’ai aussi vu mes premières gentianes de l’année. Je suis toujours émues de les revoir au printemps.

Au sommet, je me suis arrêtée pour manger. On ne parle pas de la vue tant elle était… spectaculaire et vaste et fantastique et envoutante. 

J’y ai rencontré trois dames avec qui j’ai échangé un moment. Elles m’ont offert une datte. Cela peut sembler tout simple mais cette douceur et ce geste m’ont fait du bien.

La descente demandait un peu d’attention avec le poids du sac, mais elle s’est très bien passée. Les murs de pierre sèche étaient magnifiques.

Et puis, à l’arrivée, il y a eu l’accueil chaleureux au camping des Cheseaux à St-Cergue.

Encore une belle journée et de la chaleur humaine. C’est profondément réconfortant.

Camping des Cheseaux, St-Cergue